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08/04/2008

Ah, quel beau bordel !

 

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Malgré ce dispositif abracadabrantesque ce fut un vrai bordel. La flamme qui s'éteint, les relais ne se font pas, panique chez les flics. On imagine les ordres et contre-ordres, les coups de téléphone paniqués, l'ambassadeur de Chine en apoplexie, Alliot-Marie qui se cache, Sarkozy qui se terre.

Le bide monumental, un gigantesque fiasco, un cauchemar de flic, j'en trépigne de joie en regardant les "Marx Brothers à Olympie", "Maciste perd la flamme", "Mr Bean est médaille d'or".

32 cars de CRS, 160 hommes, la flamme encadrée par des policiers en rollers ! des pompiers joggers ! Pompier, que dire de mieux ? Tout est en toc dans ce cérémonial grotesque qui commence à Olympie avec de fausses prêtresses sorties d'un film de Cecil B. DeMille. Car a qui doit-on cette course de la flamme qui symbolise la fraternité entre les peuples ? A ce bon Docteur Goebbels en personne pour les JO de Berlin en 1936.

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C'est dire que de voir tomber le décor dans un ridicule aussi complet a de de quoi réjouir. On ne pouvait mieux célébrer la mort de Charlton Heston, cet acteur de peplum qui finit en représentant de marchands d'armes. Du peplum il y en a, on ne lésine pas sur le carton pâte, les sonneries de trompette, les serments pompeux que l'on scande à grand coup sur une poitrine d'airain. L'homme important s'étend s'enfle et se travaille mais les enfants conspuent Matamore et sifflent l'imposteur en criant au Guignol. C'est donc hier où l'on a vu que l'olympisme est nu. Tué par la politique, le dopage, le chauvinisme, ce n'est plus qu'un gigantesque business. Pourquoi pas d'ailleurs, mais qu'on arrête de nous bassiner avec les grands sentiments et la fraternité entre les peuples.

 

 

Il paraît que le CIO vient de se réveiller. J'attends avec impatience le spectacle de leur solennité rubiconde et vexée que l'on dérange leurs petites affaires. Son Président se dit préoccupé ; on aura droit à un communiqué à l'eau de rose appelant à préserver un idéal qui a été trahi tant de fois.

Ce n'est plus de boycott qu'il faut parler c'est de sabotage. C'est facile, il suffit de ne pas regarder les retransmissions. En plus avec le décalage horaire on aura pas beaucoup d'efforts à faire.

02/04/2008

Sonnet cafardeux

C'est par l'entremise de Scheiro qui commente mon exercice de metablogging que je me prête à à cette entreprise. Rien dans ce sonnet ne correspond à mon état d'esprit actuel qui n'a rien de cafardeux. Mais le premier alexandrin est imposé par Albertine ; il n'engage pas à l'optimisme : Hier dans ma baignoire un cafard s'est pendu.

Il s'agit de continuer en respectant les règles du sonnet ; c'est à dire deux quatrains en rime ABBA ABBA et deux tercets CCD EDE ou CCD EED.

Après les cadavres exquis de Cath l'argonaute, c'est la saison des jeux littéraires. Voici donc ma contribution :

 

Hier dans ma baignoire un cafard s'est pendu
J'aime le compagnon qui seul supporte encor'
Le vent de mes humeurs, le noir de mon décor.
Après ce visiteur personne n'est venu

Dans cette cage aux barreaux luisants, aux murs nus
La vue du nouvel ami n'est pas sans rapport
Avec l'absence de mes anciens. Ils ont tort !
Inconstance et fidélité, j'ai tout connu

Adieu projets, je n'ai plus que des souvenirs
Mais Cafard me déprit qu'il est temps d'en finir
De l'insecte au moins je repris quelque confiance

Le cerveau, la baignoire lavons jusqu'à l'émail
L'ivresse et le propre ont laissé ce détail
Le poil noir collé qui lui servit de potence