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28/04/2007

Du temps de cerveau 2.0

Il y a quelques jours, un petit sondage était proposé sur TechCrunch : Google est-il un concurrent de Microsoft ? La question est liée au rachat de Tonic Systems. Il manquait à la suite Google Apps, un logiciel de présentation à la Powerpoint. Ce rachat complète l'offre bureautique sur le réseau, avec ses trois fonctionnalités de base, traitement de texte, tableur, et présentation.

C'est en même temps qu'il débourse $3,1 Milliards pour faire l'acquisition de DoubleClick, des solutions de publicité sur Internet. Il signe également des accords avec Clear Channel : 1 200 stations de radio et 30 stations de télévision aux US. Clear Channel est également présent dans la publicité la plus traditionnelle. Ils se sont occupés des affiches électorales de la campagne présidentielle.

Alors quel est le vrai métier de Google ? Au vu des sommes déboursées, la question se pose à peine. Elle se pose encore moins du côté des revenus qui proviennent exclusivement des recettes publicitaires.

Et la réponse définitive est donnée par  la fameuse phrase de Patrick Le Lay et son temps de cerveau humain. Ce jour là, tout le monde a compris que TF1 n'est pas une chaîne de télévision, mais une régie publicitaire dont les programmes ne sont qu'un intermède entre deux messages. Et non le contraire. Il n'y a pas de coupures publicitaires. Ce sont des coupures de programmes entre deux pubs.


A mon avis c'est le même modèle pour Google qui, tout comme TF1, ne vit que de ses revenus publicitaires. C'est de la même manière une régie publicitaire supportée par l'excellence logicielle. Voilà pourquoi je doute fortement que la suite Google Apps soit  une arme de guerre contre Microsoft. La logique de son "Business Model" est totalement différente de celle de Microsoft, et Google est un nain dans la vente aux entreprises.

Je ne vois pas que Googlel ait la volonté de déclarer, et surtout les moyens de gagner cette guerre là. Ce serait la logique business. Mais Google a été fondé et reste dirigé par des informaticiens. Eric Schmidt est un ancien de Sun. Avec les fondateurs, il ne lui déplairait surement pas d'être les premiers à  battre Microsoft sur son propre terrain. J'imagine que ça doit les démanger. Vont-ils résister encore longtemps ?

 

15/03/2007

Google fait un pas vers plus de confidentialité

Eh bien voilà. Enfin ! Google va effacer régulièrement de ses bases de données des informations personnelles permettant de nous identifier.

Dorénavant, nous conserverons les informations sur les utilisateurs pendant 18 à 24 mois, alors que jusque-là nous les conservions indéfiniment.

Il anticipe ainsi des réglements européens et des recours d'organismes comme la CNIL.

La bonne nouvelle, c'est que Google prend en compte une partie des demandes de confidentialité, car enfin 18 mois ce n'est pas rien. Ce qui me stupéfie est le peu d'écho que soulève cette nouvelle. J'ai eu beau chercher, je ne trouve que les medias "anciens" comme le Figaro, les Echos ou le Nouvel Obs pour le signaler. Pas un blog pour en parler. Je dois être le premier, ce qui ne m'arrive jamais et ce que je ne recherche pas particulièrement. Je n'arrive pas à comprendre cette indifférence d'une population par ailleurs si attachée à son indépendance.

Si quelqu'un peut m'expliquer...

23/10/2006

Avec Google devenez STAR(ac) au Japon

Comme l'a remarqué Cedric, les bloggeurs sont des moutons.

Je me fais donc un devoir de rejoindre le troupeau de ce sympathique animal à poil laineux. Voici, enfin, ma contribution aux milliards de commentaires sur la mégafusion du siècle, le rachat de YouTube par Google.

On n'admirera jamais assez la capacité de Google à monétiser ses applications. Cela n'a pas tardé depuis les 1,6 milliards dépensés à l'occasion de ce rachat.

Les bannières publicitaires ont vite fleuri sur le site préféré des ados.

Voici un bel exemple de publicité contextuelle particulièrement réussie. On admirera la bannière japonaise destinée aux fans asiatiques de la starac6.

Eh oui, si Marina et Patxi n'ont pas le succès qu'ils méritent en France, qu'ils ne s'inquiètent pas. Grâce à Google ils sont déjà stars au Japon.



13:35 Publié dans Google, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)

27/09/2006

Le SLA c'est Google!

C'est mieux chez moi que dans ma boîte

Ce que nous vivons en ce moment, d'un point de vue technique, peut paraître paradoxal. Le Web 2.0, ça se passe très largement dans le périmètre de l'informatique personnelle. Le partage facile des informations, les sites collaboratifs, les droits en écriture par défaut deviennent la norme. Dans le monde de l'entreprise, le monde professionnel, c'est trop souvent le contraire.

Il faut vivre en entreprise pour constater la pauvreté et la mauvaise qualité de l'offre de services. Chez moi, avec les outils grands publics, je dispose d'une palette incroyablement diversifiée d'applications, avec le plus souvent une qualité de services parfaite. Comme beaucoup, je supporte de moins en moins une informatique d'entreprise, toujours en retard sur ce dont je dispose à la maison.

On pourrait argumenter sur la nature fondamentalement différente de ces deux mondes. Qu'un article de Wikipedia puisse sans arrêt, être modifié, et amélioré, est justement un des principaux atouts de ce projet. On comprendra facilement, qu'une proposition commerciale, une offre de services ou un contrat de maintenance comporte des aspects juridiques et financiers qui n'autorisent pas des accès aussi ouverts. C'est pourquoi l'assimilation des pratiques du monde de l'informatique personnelle, du Web 2.0 dans le monde de l'entreprise ne sera sans doute pas si aisée. Un des vrais défis du DSI sera d'aménager à l'intérieur de son informatique d'entreprise, des espaces de type Web 2.0 qui puisse alimenter par leur foisonnement créatif son informatique « classique », protégée, pour ne pas dire sanctuarisée. Le Web 2.0, par exemple, ne remplacera pas des applications de type ERP. Dans son esprit, il est orienté vers le monde de la création et du développement, quand un ERP fait de la production.

La qualité de services: le SLA

Parlons d'un autre aspect de l'informatique personnelle, la qualité de services, le SLA ou Service Level Agreement. Comme l'entrée wikipédique de l'expression est assez pauvre (ce serait l'occasion pour moi de l'enrichir), je vais essayer de le décrire un peu plus précisément. Le SLA est un document décrivant la qualité de services qu'un fournisseur de services s'engage à fournir à son utilisateur final. Pour prendre un exemple dans le monde SAP, on y retrouve typiquement les engagements suivants:

  • Disponibilité de l'application à 99, xxx%

  • Droit à un certain nombre d'arrêts programmés (par an)

  • Durée d'indisponibilité maximale

  • Délai de redémarrage en cas d'incident

  • Temps de réponse moyen garanti : inférieur à 1 seconde par exemple

  • etc, etc ...

A l'inverse des aspects fonctionnels où l'avance prise par l'informatique personnelle, peut s'expliquer par sa nature novatrice, on s'attendrait à disposer d'un SLA professionnel dans le monde de l'entreprise et d'une qualité de service amateur à la maison. On l'a compris, là encore le SLA est meilleur chez moi que dans l'entreprise.


Le SLA chez Google

Google est un service utilisé par tout le monde, en entreprise et à la maison. Tout le monde est fasciné par ses qualités et la justesse de ses réponses. Des sites comme WebRankinfo sont consacrés à ce sujet. Comme le dit la présentation de ce site :

« Si le moteur de recherche Google est sorti du lot et a devancé les stars d'hier (Altavista et Yahoo!), c'est parce qu'il a réussi ces 2 challenges :

  • indexer le plus de documents possible, rapidement

  • présenter des résultats triés, les plus pertinents en premier. »

J'ai bien sûr la même expérience, et le jour où j'ai découvert Google, je n'ai quasiment plus jamais utiliser les Altavista, Hotbot ou Lycos. A cause de la pertinence des réponses, bien sûr, mais aussi et peut-être surtout à cause de la rapidité. Il faut se souvenir du milliard de popups, et de la lenteur de mauvaises réponses que l'on avait avant, pour avoir apprécier instantanément le dépouillement et la vitesse de Google. Autrement dit, la qualité de services, chez Google, c'est le résultat, mais jamais ils n'ont oublié ou négligé la qualité technique de l'infrastructure.

Il suffit de se souvenir du pitoyable lancement du geoportail pour comprendre comment on peut saboter d'entrée un service, si l'infrastructure technique n'est pas à la hauteur.

Le SLA chez Google, c'est ça:

 

Résultats 1 - 10 sur un total d'environ 268 000 000 pour Web 2.0. (0,10 secondes) 


0,10 secondes de temps de réponse, et une disponibilité de 100%. Pas 99,9, pas 99,99999 (les fameux cinq 9) , c'est 100%. L'architecture technique de Google est entouré d'un silence quasi brejnevien. On parle de centaines de milliers de serveurs, on imagine aussi des processus d'entreprise et des équipes techniques du plus haut niveau. Comme quoi, on a beau être le modèle même du Web 2.0, il y a des choses qu'on garde pour soi. L'algorithme détaillé, comme l'architecture technique de Google sont sans doute parmi ses secrets les mieux gardés. C'est l'occasion de faire un peu de pub pour ma maison puisqu'il semblerait bien qu'ils soient en train de migrer vers nos nouveaux processeurs Sun Niagara (Serveurs T2000).

Le SLA c'est Google!

L'objectif est donc fixé. La qualité de services à laquelle nous sommes habitués, c'est 100%. Je peux me connecter à Google n'importe où, à n'importe quelle heure. C'est devenu ma norme de travail, et de confort!

Une DSI aujourd'hui, c'est un coût, des facilités (facilities), presque jamais de la valeur ajoutée. De toutes façons, on ne sait pas la calculer. Un coût c'est tellement plus facile, et la gestion par les coûts aboutit à ce service d'une qualité si médiocre qu'il décourage ses utilisateurs.

Si l'on veut que les investissements, lourds, et les coûts de fonctionnement, encore plus lourds, soient utilisés, il serait temps d'aligner le SLA dans l'entreprise au SLA à la maison. L'utilisateur est habitué à cette qualité de services 100% quand il rentre chez lui.


Quand il dépose une photo ou une vidéo sur son site préféré, il s'attend à ce que ça marche, et ça marche. De toutes façons si ça ne marche pas, il va ailleurs. Dans l'entreprise, c'est pareil. Aller ailleurs n'est pas toujours simple. Sous utiliser, mal utiliser ou refuser les outils de l'entreprise, on le voit tous les jours!!

Et si la qualité de services informatiques devenait un des premiers critères pour attirer les meilleurs, pour améliorer la productivité, ou plutôt ...pour la rendre possible.