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09/11/2006

De la méthode globale

 

en géométrie,

Soit le triangle quelconque ABC,...
....démontrez que ce triangle est égal au triangle DEF.

Qui n'a pas souffert avec ces problèmes de géométrie pendant les années de collège. La tentation est alors grande, de choisir pour support de sa démonstration un triangle particulier, dont les caractéristiques nous arrangent, par rapport à la démonstration demandée. Naturellement cela ne trompe pas le professeur, mais peut éviter la honte de rendre une copie blanche.

On sait, et on nous a appris que l'on doit utiliser pour la démonstration un triangle quelconque. Pourtant, ce triangle quelconque va se trouver dessiné concrètement sur notre copie en tant que triangle tout à fait réel, particulier et à vrai dire unique. C'est que je m'interdirais, dans ma démonstration, d'utiliser les caractéristiques uniques de ce triangle comme les dimensions de ses côtés ou de ses angles. Je ne raisonnerais sur ce triangle, que pour illustrer ma démonstration, et en me servant uniquement des caractéristiques de tous les triangles dont celui-ci n'est alors qu'un exemplaire quelconque. On utilise donc le concept global de triangle dans la connaissance mathématique. Celle-ci considère le général dans le particulier.

 

et en orthographe,

Ce type de raisonnement est loin d'être naturel pour les enfants, et les philosophes ont mis des siècles à résoudre ce paradoxe de l'utilisation d'un triangle particulier qui pourtant  peut démontrer une règle universelle.

Mes enfants, comme tant d'autres, ont du mal avec l'orthographe. Il y a des règles générales que l'on doit appliquer à des cas particuliers. Pour apprendre le pluriel, on expliquera que l'on rajoute un "s" à la fin des noms et des adjectifs. "La pomme est verte" devient "les pommes sont vertes". En général, au bout de plusieurs répétitions, l'enfant ne se trompe plus et écrit correctement "les pommes sont vertes". Pour des parents impatients, on est toujours supris et déçu, qu'à l'exercice suivant "les tomate sont rouge" sans "s". C'est que la notion de concept du pluriel n'a pas été comprise par l'enfant.

On s'épuiserait, et on découragerait l'enfant à vouloir lui apprendre le pluriel par une méthode globale d'explication conceptuelle. C'est par la multiplication des exemples particuliers des pommes vertes, des tomates rouges et des bananes jaunes que la règle générale du pluriel sera apprise, (mais pas encore comprise). On utilisera plutôt une accumulation de cas particuliers pour en faire déduire à l'enfant la règle générale. C'est donc par une méthode intrinsèquement fausse, que l'enfant apprendra le mieux l'orthographe. C'est pourtant cette méthode fausse qui est la plus efficace. Après, il devra jongler avec les exceptions...Et c'est cette même méthode des cas particuliers qui lui sera reproché plus tard pour son devoir de géométrie. Le professeur de maths aura beau jeu, et raison, de lui dire que la démonstration pour 1 triangle, pour 10 ou pour 100 ne peut valoir preuve pour tous les triangles.

 

Il ne faut pas espérer étendre à d'autres domaines que les sciences, la connaissance mathématique par construction de concepts. On a voulu faire  appliquer une méthode scientifique rigoureusement exacte à des sujets qui ne le sont pas. C'était raisonner avec un cerveau d'adulte qui sait ce qu'est un concept. L'enfant, lui, n'a que des expériences particulières. La connaissance scientifique lui viendra maladroitement, et par un chemin détourné, comme dans l'histoire des hommes.

22:05 Publié dans Humeur, Philo | Lien permanent | Commentaires (0)

23/10/2006

Avec Google devenez STAR(ac) au Japon

Comme l'a remarqué Cedric, les bloggeurs sont des moutons.

Je me fais donc un devoir de rejoindre le troupeau de ce sympathique animal à poil laineux. Voici, enfin, ma contribution aux milliards de commentaires sur la mégafusion du siècle, le rachat de YouTube par Google.

On n'admirera jamais assez la capacité de Google à monétiser ses applications. Cela n'a pas tardé depuis les 1,6 milliards dépensés à l'occasion de ce rachat.

Les bannières publicitaires ont vite fleuri sur le site préféré des ados.

Voici un bel exemple de publicité contextuelle particulièrement réussie. On admirera la bannière japonaise destinée aux fans asiatiques de la starac6.

Eh oui, si Marina et Patxi n'ont pas le succès qu'ils méritent en France, qu'ils ne s'inquiètent pas. Grâce à Google ils sont déjà stars au Japon.



13:35 Publié dans Google, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)