Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Peut-on ne pas parler de Trump

C’est un groupe de folk qui se produit en Europe. Ils racontent qu’ils se sont lancé un défi : passer une journée entière sans parler de Trump, sans prononcer son nom. Ils n’ont toujours pas gagné leur pari. Renaud Girard, dans le Figaro, raconte à peu près la même histoire. Après une semaine passée aux États-Unis, il rapporte comment les chaînes d’information sont littéralement obsédées par Trump. Que ce soit CBS ou FoxNews, c’est Trump 24 heures sur 24. Sur CBS, c’est un exercice de critique qui se transforme en minutes de haine, en 24 heures de haine. Sur FoxNews, c’est plus nuancé, qui passe d’un support sans conditions à une position plus prudente. C’est toute l’Amérique qui est obsédée par ce personnage tellement il est hors de la norme d’un président ordinaire, ou comparable à d’autres figures politiques familières.

Tout le monde s’accorde à le juger inculte, vulgaire, brutal, sans aucune pudeur. Pour autant, et Renaud Girard le rappelle, ce personnage extravagant n’a pas provoqué de catastrophes. À comparer avec le si correct George W Bush, il n’a pas des millions de morts à son passif ni de guerre déclenchée sous un faux prétexte.

D’autres commentateurs soulignent combien Trump réussit à faire l’actualité jour après jour. Pour cela, ils lui accordent un formidable talent politique. Je suis, bien sûr, réservé par rapport à ce jugement car je ne mets pas le talent politique dans le fait de faire l’actualité. Mais c’est sans doute ça qui a permis son élection. Il fascine tout le monde, électeurs comme commentateurs. C’est un Sarkozy à la puissance dix, quand lui aussi se démenait pour toujours être en avance sur l’information puisque c’est lui qui la créait. Mais il arrive toujours un moment où ce n’est pas l’homme politique qui crée l’événement mais l’événement qui arrive sur lui, il en devient parfois la cible au lieu d’être celui qui lance la flèche. C’est peut-être aussi ce qui est en train d’arriver à Macron. Pour l’instant, malgré le tir de barrage de la presse américaine, de l’obsession du soi-disant complot russe, on ne peut que constater que Trump passe à travers les balles. Ce qui fait que je maintiens mon pronostic sur sa survie politique.

Écrire un commentaire

Optionnel