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Le théorème de Thévenin

Un matin de vacances, je ne sais plus pourquoi, je recherchais le nom du physicien auteur de ce théorème. Ce sont des souvenirs de mes études d’informatique à l’AFPA d’Angers qui se présentaient alors. Le nom du professeur d’alors est revenu instantanément : Maurice Gourichon, un nom qu’on n’oublie pas. C’était son théorème favori. Ça ne m’a absolument pas servi par la suite, pourtant nous y avons passé plusieurs jours, quelques semaines même. Mais alors, impossible de retrouver le nom. À force de creuser, je suis devenu à peu près sûr de la syllabe finale, en tous cas, du « in ». Ça se termine en « in ». Sans savoir pourquoi, j’avais cette certitude, sans aucun doute. Il reste à trouver le reste. Je sais aussi, que ce théorème des tensions électriques est associé à son équivalent pour les intensités. Je sais aussi que cet autre théorème est dû à un anglais. Si je retrouve l’anglais, par association, je devrais retrouver le premier. Mais, je ne retrouve pas celui-là non plus. J’essaie différents noms en « in » qui me reviennent à l’esprit : Masselin, Perrin. Non, ça ne va pas. Au bout d’un bon quart d’heure d’effort, je tenais la première lettre. Ça commence par un T. Après, c’est devenu facile. Presqu’aussitôt après le T et le « in » final, je retrouvais mon Thévenin. Tout de suite après, je retrouvais son collègue anglais : Norton. Inutile de vérifier si ce sont bien les deux bons noms ; je suis sûr de leur exactitude.

Que se passe-t-il dans le cerveau pendant ce temps. Y a-t-il une espèce de moteur de recherche qui va explorer les neurones et les interroger à partir de ces faibles indices. Saint Augustin posait déjà la question dans ses Confessions. Il ne pouvait faire guère plus que de constater comme certains souvenirs remontent instantanément, quand d’autres sont plus difficiles à atteindre. Mais quand ils sont là, on a la certitude qu’ils correspondent bien à la réalité passée. Pourtant, on est parfois trompé, et il arrive qu’on reconstitue des souvenirs à l’image du présent.

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