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Infanticide dans des tribus brésiliennes

Certaines tribus brésiliennes pratiquent l’infanticide à l’égard d’enfants handicapés, ou même de jumeaux ; ils sont censés porter malheur. Des anthropologues considèrent que nous n’avons pas à légiférer ni à sanctionner de telles coutumes. En effet, ces tribus ont toujours été maltraitées voire exterminées au nom de notre prétendue civilisation. C’est toujours au nom de ce prétexte que nous avons voulu leur imposer notre mode de vie. Et l’on sait quelles en ont été les conséquences tragiques pour beaucoup d’entre elles. De quel droit se mêler de leurs coutumes ? Qu’est ce qui justifie notre prétendue supériorité morale ? D’ailleurs, si les enfants handicapés sont tués, c’est parce qu’ils ne peuvent pas survivre dans un environnement trop hostile pour eux. Les garder en vie menacerait la survie de la tribu toute entière. L’État a-t-il le droit d'interférer dans des traditions semblant inhumaines au monde extérieur, mais qui ont permis, depuis le fond des âges, la survie  collective dans un environnement hostile? Même si la technique moderne permettrait de les sauver, introduire dans leur univers symbolique une solution possible à un problème par des moyens autres que ceux sous contrôle de leurs pratiques traditionnelles revient à déséquilibrer leur culture, à remettre en cause leurs croyances, à blesser peut-être mortellement une civilisation.

Que l’on puisse aujourd’hui se poser ce genre de question montre bien à quel point nous ne croyons plus à nos valeurs, au point que nous les considérions comme valables dans un environnement donné, mais inapplicable à d’autres contextes. On est bien loin d’une déclaration universelle des droits de l’homme.

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