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L'affaire Skripal

C’était la ridicule affaire Skripal où l’on accuse la Russie d’avoir tenté d’empoisonner un ex-espion. C’est un produit d’origine russe, donc c’est la Russie, donc c’est Poutine lui-même qui en a donné l’ordre. On se demande pourquoi il n’a pas laissé de carte de visite. Tous les membres de l’OTAN ont décrété la culpabilité de Poutine, la presse également sans attendre les résultats de l’enquête. On apprend au compte-goutte que « les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down ont reconnu ne pas être en mesure d'établir le pays d'où provenait l'agent innervant utilisé dans cette tentative d'assassinat » Tout ceci ne prouve rien, ni dans un sens ni dans un autre. En tout cas, rien ne justifiait l’hystérie anti-russe qui a suivi avec expulsions de diplomates par plusieurs dizaines de pays occidentaux. La Russie a répliqué en expulsant exactement le même nombre de personnel des diverses ambassades ou consulat à Moscou et Saint Pétersbourg. Ce brouhaha n’a guère d’importance, et on suppose que les diplomates en question reviendront à leurs postes dans quelques mois.

Par contre, ce qui se passe en Syrie est beaucoup plus grave. On accuse pour la nième fois Assad d’avoir gazé la population. Bizarrement, à chaque fois que le régime gagne une bataille, qu’il récupère un territoire, il ne pourrait pas d‘empêcher de ponctuer sa victoire par un bombardement au gaz. Il est vraiment trop bête. À chaque fois, les russes fermeraient les yeux, quand ils n’encourageraient pas le crime. Car bombarder à l’explosif est toléré mais pas le gaz. C’est une ligne rouge. Donc, « la communauté internationale », c’est-à-dire l’OTAN proclame qu’elle ne va pas laisser ce crime impuni. Trump envoie des tweets imbéciles et prévenant le monde entier et les russes que ses beaux missiles vont bientôt arriver. Et Macron fait savoir qu’il est en contact direct avec lui, qu’il a les moyens de riposter tout seul, qu’il ne se dégonflera pas comme Hollande la fois précédente.

On sent que ça les démange. Une bonne guerre que l’on est sûr de gagner, pour en finir avec la Russie qui a le culot de ne pas s’aplatir devant l’OTAN. Une bonne guerre pour montrer à la Chine qui est le plus fort. Une bonne guerre où l’on bombarde de loin, avec le maximum de destruction chez l’adversaire, et le maximum de contrats pour reconstruire.

Je ne sais pas comment tout ça va finir. Obama avait suffisamment d’autorité pour résister aux va-t-en-guerre. Trump a sans doute bien envie de prouver qu’il ne doit rien aux Russes et qu’il n’a pas peur de leur rentrer dedans. Le plus écœurant est de lire ou d’entendre toute la propagande des roquets de la presse qui relaie sans aucune précaution toute l’hystérie anti-russe.

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