Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/07/2017

Les armées humiliées

Verbatim du nouveau ministre des comptes publics, le dénommé Darmanin : «  Nous avons demandé au ministère de la Défense de tenir le budget qui a été voté en 2017 par le Parlement, ce qui entraîne une réduction des dépenses de 850 millions d’euros. Le budget ne diminue pas, mais l’enveloppe votée devra être respectée. Il faudra assurer le financement des opérations extérieures en trouvant des économies ailleurs »

Il y a donc une réduction des dépenses, mais le budget ne diminue pas ! Du grand n'importe quoi, et même en langue de bois, ce type est un incapable.

Suite au charabias du ministricule en question, c’est bien le budget des armées qui est amputé. Le général de Villiers, qui passait devant la commission de la défense à l’assemblée nationale  a exprimé sa colère : «  je ne me laisserai pas baiser comme ça ». Ces auditions sont, paraît-il, confidentielles. Ces paroles ont donc été diffusées partout, dans la minute suivante. Tout comme le général Soublet, le général de Villiers a été trahi par des parlementaires irresponsables.

L’occasion était trop belle pour Macron de donner un coup de menton.  À la réception du 13 juillet, il a déclaré publiquement, qu’il n’avait pas de conseils à recevoir de qui que ce soit en matière de défense nationale. Montant sur ses ergots, il rappelait que « je suis votre chef » devant le général de Villiers. Comme si ça ne suffisait pas, il rappelle dans le journal du dimanche, qu’en république, il ne peut y avoir de désaccord entre le Président de la République et le chef d’état-major des armées, ou alors c’est celui-ci qui est changé. Il continue en affirmant qu’il tiendra son engagement d’un budget des armées à 2% du PIB en 2025. Je fais ce que je dis et je dis ce que je fais, répète-t-il.

À l’évidence, il se moque du monde. Ce n’est pas en commençant par sabrer les investissements, dans un budget qui a déjà tellement souffert qu’on le remontera par la suite. À mentir ainsi devant tous les français, en premier lieu devant les militaires, devant leur général en chef, il s’attire très probablement la défiance, voire le mépris de tous ceux qui considèrent que la défense est le premier devoir d’un président. L’humiliation publique qu’il a infligée, de manière répétitive, au général de Villiers ne sera sûrement pas oubliée. Je ne donne guère plus de quelques jours avant qu’il ne démissionne. C’est ce qu’il a de mieux à faire.

En attendant, avec cette affaire, suivie d’un nouveau discours au vel d’hiv qui refuse des prétendues subtilités qui distinguent un régime de traîtrise du régime d’honneur et patrie, il montre qu’il n’a rien compris à l’action du Général de Gaulle, dont pourtant il exhibait ostensiblement les mémoires à l’occasion de sa photo officielle.

 

Écrire un commentaire