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22/06/2017

Un ministère fond de tiroir

Et donc, il n’y a pas que Bayrou, mais aussi Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez. Le Modem gouvernemental est décapité. C’étaient d’ailleurs les seules personnalités connus de ce micro parti. Bon débarras doivent se dire Macron et Philippe, sauf qu’il faut les remplacer. Visiblement, ça n’a pas été simple. Parce qu’en plus, ils se sont mis des contraintes ridicules, comme la stricte parité homme femme, faire appel à la société civile en plus de l’équilibre politique nécessaire à tout gouvernement. Donc il fallait trouver des femmes, récupérer des inconnus du Modem et ne pas trop recruter à droite qui ne demande que ça.

On se retrouve alors avec une inconnue à la justice, Nicole Belloubet, professeur de droit, quand même. On se retrouve avec Florence Parly aux armées, un deuxième couteau de l’équipe Jospin, partie chez Air France puis à la SNCF, où elle n’a guère brillé. Elle fut secrétaire d’état au budget, il y a plus de vingt ans ; elle se retrouve aux armées où elle n’y connait rien.

Pas de vedette, pas de poids lourd. Si c’était un vrai désir de renouvellement, s’il y avait eu un vrai choix de la part du duo Macron Philippe, pourquoi pas ? Mais tout semble montrer qu’ils n’ont récupérer que quelques rares fonds de tiroir.

D’une part il semble que certains aient refusé parce qu’ils ne s’en sentaient pas capables. Et puis surtout, cette chasse à l’homme continuelle, cette litanie des affaires où le moindre soupçon se transforme en mise en cause,  commence à en rebuter plus d’un. La transparence se transforme en inquisition. Les meilleurs n’ont pas envie de se retrouver au tribunal de Mediapart. Je les comprends. Quand on pense que les députés vont être obligés de faire des notes de frais avec justificatifs, que tout le monde pourra consulter, il faut alors être vraiment dévoué pour se soumettre ainsi  à la vigilance voyeuriste de la presse, des réseaux sociaux et des incorruptibles. Je suis archi contre cette loi de soi-disant moralisation. Qu’on leur foute la paix ! Qu’on leur donne un forfait, et qu’ils s’en débrouillent ! De quel droit puis-je savoir dans quel restaurant a déjeuné tel ou tel député ?

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