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08/10/2015

Hollande et l’Europe : un bon article, un mauvais

Le bon article de Romaric Godin est dans la Tribune. Le mauvais de Bruno-Roger Petit dans Challenges

Pas tout à fait le même sujet mais presque, puisqu’il est question du vice-chancelier Président Hollande et de l’Europe (le qualificatif "vice-chancelier" vient d'Emmanuel Todd, et n'a pas été inventé par Marine Le Pen)   .

Chez Romaric Godin, on rappelle des faits, on est précis. On remet des dates et des lieux sur des épisodes dont se souvenait mais pas aussi précisément. Romaric Godin y décrit une politique de complaisance à l’égard de l’Allemagne en échange de sa mansuétude à l’égard de nos déficits budgétaire.

Si  je pouvais y mêler mon commentaire personnel, j’ajouterais que  c’est  la politique constante depuis Sarkozy. On achète le calme à l’intérieur par une politique d’austérité modérée, à l’extérieur par l’alignement sur l’Allemagne. On ne choisit pas entre la vraie matraque austéritaire ou le bras d’honneur aux règles européennes.

Chez Bruno-Roger Petit, rien de tout ça. À l’occasion de l’altercation entre François Hollande et Marine Le Pen, il en appelle tout de suite aux grands ou aux méprisables sentiments. C’est le combat de la haine contre la démocratie, du repli sur soi contre l’ouverture aux autres, du souverainisme contre la souveraineté. Parce que la souveraineté n’a rien à voir avec le souverainisme.

Bruno-Roger Petit a bien le droit de défendre la politique européenne de François Hollande. Mais qu’il nous cite alors des faits de souveraineté européenne qui témoigneraient de son existence. Il se contente des imprécations habituelles contre le nationalisme, le populisme, l’extrémisme. Aucun fait, juste des exhortations.

Au-delà de la comparaison du  talent et du professionnalisme des deux journalistes, on pourrait se demande pourquoi l’article de Romaric Godin emporte l’assentiment : parce qu’il a des faits là où Bruno-Roger Petit n’a que des intentions.

Comme le résume un autre article sur la question : “Merkel et Hollande ont fait dans la rhétorique mais pas dans la réalité. »

L’Europe de la rhétorique ne convainc plus face aux réalités.

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