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18/06/2015

La vérité sur la dette grecque

C'est dans la Tribune, un journal qui n'est pas réputé pour être gauchiste. Et ça confirme ce que l'on savait depuis longtemps.
  • Le niveau de dépenses publiques grecques est inférieur à la moyenne européenne
  • Le FMI était entièrement conscient à la fois des conséquences sociales des mesures imposées à la Grèce et du caractère insoutenable des « aides » accordées à la Grèce.
  • En imposant de nouvelles dettes pour rembourser les anciennes, les Européens ont permis aux banques détentrices de dette publique grecque de se désengager massivement, et même de tirer bénéfice de l'opération
Malgré le matraquage médiatique nous présentant la Grèce comme un peuple de fainéants, incapables de gérer sérieusement, champions de la fraude fiscale et de la sieste réunie, la vérité est un peu moins caricaturale que ce mépris caractéristique à l'égard de tout pays baigné par la Méditerranée. Quand les autorités européennes ne se cachent même plus pour décrire leur méthode comme "la stratégie du nœud coulant", à l'égard de tout un peuple, on se demande jusqu'à quel niveau de cynisme on arrivera, et si ces gens sont conscients du saccage apporté à ce qui reste de l'ex idéal européen.
 
On peut aussi apporter son soutien à la commission pour la vérité sur la dette grecque

16/06/2015

Dalil Boubakeur au déconomètre

Puisqu’il n’y a pas assez de mosquées et qu’il y aurait trop d’églises, il suffirait d’après Dalil Boubakeur de transformer les églises en mosquées. D’après cet éminent « représentant » des musulmans de France : « C’est le même Dieu, ce sont des rites qui sont voisins, qui sont fraternels et je pense que musulmans et chrétiens peuvent coexister ».

On constate, en effet, qu’il y a un sérieux problème de formation des Imams de France. Dalil Boubakeur a-t-il conscience de l’énormité de ses propos : un même Dieu et des rites voisins ! Pourquoi deux religions alors ? A-t-il déjà participé à une prière dans une Mosquée ? On suppose que oui. S’est-il renseigné sur la liturgie chrétienne ? Visiblement non. Il aurait constaté qu’il n’y a rien de voisin et qu’on n’y prie pas le même Dieu. La religion chrétienne tient en quelques mots : Jésus descendit du ciel pour sauver les hommes par son sacrifice sur la croix. Il ressuscita le troisième jour et monta au ciel. La religion musulmane ne connaît pas cette incarnation de Dieu sur terre, ni sa résurrection de la mort terrestre. Rien de commun. Cela n’empêche pas de coexister, mais cela interdit de les confondre et de croire qu’il serait indifférent de transformer une église en mosquée ou l’inverse.

Cela s’est fait, dans l’histoire : À Cordoue ou à Séville, où les mosquées ont été transformées en cathédrales ; à Istambul où Sainte Sophie est devenue une mosquée. Il n’aurait pas du échapper à Dalil Boubakeur qu’il ne s’agissait pas alors de coexistence, mais de « reconquista » en Espagne de la chute de Constantinople en Turquie. Les deux événements étant d’ailleurs presque contemporains. Autrement dit, ces reconversions témoignent  d’une prise de pouvoir de l’un sur l’autre sûrement pas d’un esprit de tolérance et de coexistence pacifique.  Le moins qu’on puisse dire est que ce brave Boubakeur manque un peu de finesse en espérant récupérer sans coup férir quelques siècles d’histoire chrétienne sur notre sol.

Après il y a des faits. Il n’y a pas assez de mosquées en France. D’après Le Monde :

"Si on estime qu'il y a en France 3 millions de pratiquants musulmans (soit une moyenne entre les divers chiffres cités), on parvient au ratio d'un lieu de culte pour 1 200 fidèles.

Si on compare avec le catholicisme, on recense environ 40 000 églises en France, pour 11 millions de catholiques, soit une église pour 275 fidèles. Mais en réalité, on compte plutôt autour de 4 millions de catholiques pratiquants (au moins une messe par mois), selon une étude CSA. Et toutes les églises ne sont pas fréquentées. On peut donc faire le ratio du nombre de catholiques pratiquants rapportés au nombre de diocèses (16 550 environ). Ce qui nous donne... 1 église pour 241 fidèles.

Les catholiques ont donc quatre fois plus d'endroits où se réunir pour prier."

Il  n’y a pas assez de mosquées et beaucoup d’églises inoccupées. En oubliant, provisoirement, les arguments religieux et historiques que l’on vient d’évoquer, un simple remplacement des unes par les autres a-t-il du sens ?

Là encore, non. C’est que la répartition des églises correspond à un ancien habitat rural aujourd'hui parti en ville. Il y a trop d’églises dans les campagnes que les communes n’ont plus les moyens d’entretenir. Il n’est pas certain qu’il y en ait trop en ville. On ne construit peu pour de simples raisons de ressource. De ce point de vue, l’Église a les mêmes problèmes de financement que l’islam.

S’il n’est pas interdit de se poser des questions sur la conservation de toutes les églises de campagne, de prêtres qui desservent plus de 20 voire 30 clochers, cela ne résoudra en rien la question des mosquées en ville.

Boubakeur ferait mieux de réfléchir un peu avant de s’exprimer.

15/06/2015

Quand Challenges croit démentir Arnaud Montebourg

J'ai la fâcheuse habitude de commenter l'actualité avec retard. Ce n'est donc pas demain matin qu'on me verra sur Twitter pour "être le premier à réagir à l'actu". Après mon anniversaire à retardement du referendum européen, voici sur un sujet voisin, comme le journal Challenges a cru prendre Arnaud Montebourg en délit de légèreté avec les faits économiques.

Car à vouloir décrypter, démêler le vrai du faux, c’est le journal Challenges qui dévoile son idéologie. L’article est intitulé : « Quand Montebourg s’arrange avec les faits ». Pas de chance, tous les chiffres cités par Montebourg sont exacts, et non contestés par cet article. C’est dans l’interprétation qu’ils divergent, ce qui est légitime. Dans ce cas-là, on ne titre pas sur les faits, mais plutôt sur les causes et conséquences.

Exemples :

Montebourg-Pigasse : La politique d'austérité expliquerait « la montée exponentielle du chômage – plus de 600.000 chômeurs de plus en trois ans ! », sachant qu'une progression du PIB, de 1 % pour 2015, « ce n'est pas suffisant pour faire baisser le chômage ».

Commentaire Challenges : Selon Pôle Emploi, à fin avril, la France métropolitaine comptait bien 641.200 demandeurs d'emploi de plus qu'en avril 2012. Et selon Eurostat, le taux de chômage a atteint un record de 10 % à fin mars. Pour la plupart des économistes, il faudrait atteindre 1,3 % à 1,5 % de croissance pour inverser la courbe du chômage.

Belote : Donc les chiffres donnés par Montebourg sont exacts

Commentaire Challenges : Cependant, il faut noter que le chômage est moins lié aux politiques d'austérité qu'à la structure du marché du travail et à la dynamique démographique.

Belote : Ça, c’est ce que pense le journaliste, ce n’est pas un fait, c’est une opinion, voire une idéologie.

Montebourg-Pigasse : Montebourg affirme encore qu'« on comprend aussi pourquoi les faillites d'entreprises en France (plus de 60 000 par an) ne diminuent toujours pas. »

Commentaire Challenges : Le nombre de faillites, de 62.073 en 2014 selon la Coface, reste très élevé par rapport à son niveau d'avant crise (de 43.000 à 50.000) mais a bien entamé sa décrue, avec une baisse de 2,7 % entre avril 2014 et 2015.

Rebelote : Donc les chiffres donnés par Montebourg sont exacts

Commentaire Challenges : De toute façon, la hausse des faillites ne saurait être attribuée à la seule politique d'assainissement budgétaire mais plutôt à l'assèchement de leurs débouchés dû à plusieurs années de crise.

Rebelote : Ça, c’est ce que pense le journaliste, ce n’est pas un fait, c’est une opinion, voire une idéologie.

Anniversaire du referendum européen

Ce que j'écrivais en 2007

Je n’écrirais plus la même chose aujourd’hui. Néanmoins, je trouve que l’argumentation reste valable. Elle a le mérite de ne pas tourner autour du pot. Mais je n’écrirais certainement plus la phrase suivante : « Il prend acte de la supériorité de fait de l’Union européenne par rapport au vote référendaire du 29 mai. ». J’étais dans un état d’esprit où l’Europe, la construction européenne me paraissait encore être prioritaire, la seule politique d’avenir pour la France.  Même alors, j’avais bien pris conscience du déni de démocratie que constituait ce vote parlementaire. Ça ne me paraissait pas rédhibitoire. Aujourd’hui, si.  Et surtout, je n’avais pas prévu comment ce referendum volé pèserait sur la confiance dans la politique, comment surtout, il était annonciateur du fonctionnement de l’Europe, annonciateur de sa véritable nature a-démocratique, résumée par sa nouvelle devise due à Jean-Claude Juncker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

Ce qui continue à me désoler est l'absence de contre-projet. Quand on parle d'une "autre Europe", on ne voit pas bien comment elle se fait et avec qui.

Voici mon texte original.

La France du Non est minoritaire en Europe. N’ayant pas été capable de proposer une alternative, elle n’a plus d’autre choix que d’avaliser le nouveau Traité ou de bloquer délibérément la construction européenne.

Après le Non au référendum de 2005, que faire et que penser du Traité de Lisbonne, de sa soumission au vote du Parlement dont le résultat sera très certainement contraire ? A lire les quelques réactions actuelles, je suis une fois de plus frappé du caractère franco-français des analyses qui ne prennent tout simplement pas en compte la dimension évidemment européenne du Traité de Lisbonne.

Mettons-nous à la place de nos partenaires qui ont voté Oui au Traité constitutionnel. Pour faire simple, on va dire l’Allemagne.

Je suis l’Allemagne. Après le Non de la France au référendum, j’attends les élections présidentielles françaises, car je sais que Chirac n’a plus les moyens politiques de faire évoluer la situation. Pendant ces 2 ans d’attente, j’observe qu’aucun projet n’a vu le jour : aucun contre-traité, aucune contre-proposition, que l’on aurait pu discuter. J’observe aussi qu’aucun des candidats à l’élection présidentielle n’a présenté de propositions alternatives. Par conséquent, je suis dans une situation où je dispose d’un texte et de la légitimité de mon Oui à ce texte. Un Oui tout aussi légitime et respectable que le Non de la France : En 2007, 18 pays ont voté pour le Oui, représentant les 2/3 de la population européenne. Je n’ai donc qu’une seule base de travail, le traité, et un rapport de forces favorable au Oui. Par ailleurs, une Europe amputée de la France est gravement blessée et peut être condamnée. Ce n’est pas mon intérêt ni celui de l’Europe. Négocions avec la France. Négocions sur les seules bases existantes, à savoir ce traité, mon obligation de respecter le Oui de mes concitoyens à ce traité, et l’absence de propositions de la France.

De mon point de vue d’Allemagne, il n’est donc pas question de modifier l’esprit et le fond d’un Traité, approuvé par les 2/3 des Européens, pour faire plaisir à une France qui n’a même pas présenté de projet alternatif. Je n’ai pas non plus de mandat pour infléchir un texte qui a été approuvé par un vote légitime de mon peuple ou de ses représentants. Je n’ai donc pas le droit de le faire, et le rapport de forces ne m’y incite pas. Un toilettage du texte suffira à sauver la face de chacun, en échange de l’assurance que la France votera ce "nouveau" texte ; c’est-à-dire en échange d’un vote au Parlement français. Ce qui fut fait à Lisbonne. Comme je suis magnanime, je laisse le nouveau petit coq français chanter une victoire qui n’est pas la sienne.

La vérité est que la France n’a pas eu les moyens ni la volonté de construire un autre projet. Aucun des candidats à l’élection présidentielle n’a proposé quoi que ce soit dans ce sens. Elle s’est mise dans une position où elle n’a eu qu’à se soumettre ou se démettre.

Revenons en France :

Le candidat Sarkozy a clairement énoncé qu’il re-négocierait un Traité et le soumettrait au vote du Parlement. Il a été élu ;

- Il a effectivement "re-négocié" le Traité suivant ces bases ;

- Une majorité parlementaire a été également élue en approuvant cette proposition ;

Cela fait donc 2 votes au suffrage universel qui prennent en compte ces propositions clairement exposées ;

Le Parlement est légalement apte à ratifier ce Traité ;

Un vote par référendum est biaisé par des considérations extérieures à la question. Le référendum était aussi un référendum entre les anti-Chirac et les pro-Chirac. Un nouveau référendum serait également un référendum pro ou anti-Sarkozy. Mais un vote parlementaire est également biaisé, dans le sens où les parlementaires sont tout autant influencés par leur dépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif et de ses moyens de coercition à travers les investitures et toute une gamme de moyens de pression. Le Parlement et ses quelques centaines de membres est plus facilement manipulable que le suffrage universel.

Face à cet état de fait, quelques arguments :

La France a voté Non à 54,67 % lors du référendum du 29 mai 2005 ;

Le président comme les parlementaires sont élus par le suffrage universel, qui a donc une légitimité supérieure au vote indirect des parlementaires, puisque ce vote populaire en est la source ;

On élit un candidat, comme une majorité, en tant que représentant d’un compromis acceptable, en tout cas le moins mauvais, de ce que l’on souhaiterait réellement. On n’élit pas  un candidat, en bloc, avec toutes ses propositions. En ce sens, si Sarkozy a été élu, rien n’autorise à dire que sa proposition à propos du Traité européen est également majoritaire. La démocratie ne se limite pas au suffrage universel et elle s’exprime quotidiennement par les opinions et les manifestations d’opposition. Pour prendre un exemple historique, on se souvient que François Mitterrand retira son projet d’étatisation de l’école privée face à des manifestations vigoureuses des partisans de l’école privée. Il comprit qu’il blessait gravement les convictions de ce qui n’était qu’une minorité politique et électorale, et qu’il outrepassait le mandat pour lequel il avait été élu. L’actualité montre que la question des régimes spéciaux se heurte également à une opposition vigoureuse (même si l’on peut contester les moyens). Un compromis sera trouvé entre un programme annoncé et la défense d’intérêts légitimes, qui exprimera le rapport de forces entre ces deux expressions démocratiques. On ne constate rien d’équivalent à propos du Traité européen ;

Un vote du Parlement, presque certainement positif, constitue en fait un déni démocratique face à un vote de type référendaire dont le résultat négatif est quasiment aussi certain

On peut se prêter au jeu stérile de refaire l’histoire. Le candidat Sarkozy aurait pu ne rien dire et re-négocier quand même : il aurait trahi ses électeurs.

Il pourrait re-soumettre au référendum un traité non-modifié (il n’a aucun moyen d’imposer un nouveau texte). Dans ce cas, il s’expose à coup sûr à un vote négatif. On ne met pas au référendum un texte dont on est presque certain qu’il sera refusé. Donc, il serait obligé de ne rien faire, ni référendum, ni autre expression légale. Il bloquerait délibérément l’Union européenne. Faute de solutions, l’Europe ne pourrait que se geler ou se déliter dans un processus où chacun reprend ses billes. Il n’est pas impossible aussi que l’Europe se disloque en blocs du Oui, du Non, d’intérêts divergents qui ne tarderaient pas se transformer en rivalités, pour ne pas dire pire. Qui peut prendre cette responsabilité ?

Le candidat Sarkozy a donc proposé la seule issue politiquement raisonnable, dont on ne se cachera pas qu’elle constitue une violation du vote référendaire du 29 mai 2005. Il prend acte de l’inaction de la France. Une France qui n’a pas été capable de proposer une autre solution à travers des candidats représentant une force visible et représentative aux élections présidentielles. Une force visible en France et un petit peu convaincante au niveau de l’Europe. Rien de tout cela n’a vu le jour.

Il prend acte de la supériorité de fait de l’Union européenne par rapport au vote référendaire du 29 mai.

Voilà un fait scandaleux, mais qui n’est pas vraiment nouveau. Pour en revenir à François Mitterrand, on se souvient comment il fit abolir la peine de mort face à une opinion majoritairement opposée (et qui l’est peut-être encore). Qui le lui reproche ? La France est une et indivisible. Quel que soit un désir hypothétique des Corses ou des Bretons, un vote populaire pour leur retrait de la République serait considéré comme illégal.

La France du Non est minoritaire en Europe. Elle peut toujours sortir de l’Europe, mais elle n’a aucun moyen de modifier le contenu d’un texte qui a été approuvé par une majorité d’autres pays. Elle ne peut pas imposer une volonté qui n’est même pas exprimée clairement, et qui ne se traduit pas par une représentation politique identifiée. Elle a juste un pouvoir de blocage.

Il n’y a pas d’autres politiques possibles alors ? Si, mais deux seulement : sortir de l’Union européenne, ou se donner le mal de définir, de proposer et de convaincre nos partenaires qu’un autre texte est possible. On ne voit aujourd’hui pas l’ombre du commencement de ce type d’action. Un action qui, néanmoins, reste ouverte et possible avec l’approbation du Traité de Lisbonne qui ne constitue qu’une étape dans la construction européenne.

Démocratie contre Union européenne ? Oui. Les partisans d’un nouveau référendum doivent aller au bout de leur logique qui est un blocage et sans doute une désagrégation de l’Europe. Les partisans du vote parlementaire doivent aller au bout de leur logique qui est un forçage de l’expression du référendum. Ce forçage ayant été largement, mais pas totalement, validé par 2 élections successives. Les rapports de force comme le respect de l’expression démocratique des autres pays ne laissent pas de place à d’autres alternatives pour l’instant. Je soutiens le vote parlementaire. Le débat est ouvert.

03/06/2015

La peine de mort aux USA

Elle vit ses derniers jours nous dit Time Magazine. La peine de mort est condamnée. Les cinq raisons de cette exécution seraient :

La première : “Malgré des décennies d’efforts, aucune méthode d’exécution n’a réellement fait ses preuves, en particulier les exécutions par injection létale”, qui se sont soldées ces derniers mois par des ratés retentissants.

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La deuxième : “Parce que la criminalité a baissé aux États-Unis”.

La troisième raison est liée au fait que les justifications de la peine de mort ont perdu de leur force.

La quatrième, c’est qu’il s’agit d’une peine très coûteuse et que les États n’ont plus assez de moyens.

Et la dernière raison est que la Cour suprême, à force de devoir se saisir de cas portant sur la peine capitale, “va finir par jeter l’éponge” et décréter la peine de mort inconstitutionnelle aux États-Unis.

 

 

Où l’on voit, si vraiment ce journaliste a bien analysé la situation, comment cette question est traitée aux USA, par comparaison avec la France. Nous aurions eu, et d’ailleurs nous avons eu, des débats théoriques, des imprécations diverses, des accusations de toute sorte, d'inhumanité pour les uns, d’angélisme pour les autres. Aux USA, on arrive à la conclusion pratique, que ça ne sert à rien, que c’est compliqué, mais surtout que ça coûte cher. Même pour un sujet aussi essentiel que la vie et la mort, c’est le pragmatisme qui l’emporte.