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27/02/2008

Non, on ne peut pas tout dire sur son blog ( ou dans la presse )

Quand Nicolas Sarkozy traite de "pauvre con" un visiteur du Salon de l'Argriculture, il est dans un endroit public et dans l'exercice de ses fonctions ( si l'on peut dire ) . C'est une information, avérée, et d'ailleurs enregistrée et filmée. Une information qui n'est pas passionnante ni fondamentale, dont on peut préférer s'amuser, c'est mon cas, mais qui nous dit des choses sur le comportement et le caractère du chef de l'état.

Quand Nicolas Sarkozy envoit ou reçoit des SMS de son ex-épouse, c'est une conversation privée dont la teneur, quelle qu'elle soit,  n'a pas à être divulguée.

La distinction n'est pas toujours nette, s'agissant d'un personnage public, comme Nicolas Sarkozy, qui joue avec sa vie privée ( à ses dépens ).

En ce qui concerne Madame Noachovitch, la distinction est plus simple, c'est une personne privée, qui, à ma connaissance, n'est pas en situation de pouvoir, politique ou judiciaire. Elle a donc le droit de ne pas voir des propos privés, quels qu'ils soient, rapportés, déformés, ou faux comme elle l'affirme,  sur la place publique.

Luc Mandret fait un copier-coller d'un autre blog ( Claude Askolovitch ) qui, lui même, se fait l'écho du Canard Enchaîné qui rapporte des propos qu'auraient tenus Madame Noachovitch lors d'un dîner privé. Tout ça au conditionnel. "Dommage pour la liberté d'expression" commente Luc Mandret à la suite de l'injonction de Madame Noachovitch lui demandant d'effacer la note en question. Il se contente de ce regret. Ce n'est pas le cas des nombreux commentateurs qui crient à la censure, aux méthodes dictatoriales, et à la menace contre la démocratie.

Le blog de Luc Mandret vaut mieux que ce colportage de ragot non avéré, non vérifié, appartenant à la sphère privée de Madame Noachovitch. Il devrait plutôt être content d'avoir eu à effacer cette note qui fait tâche.

On pourra apprécier diversement les actions qui sont engagés par Nicolas Sarkozy ou Madame Noachovitch. Ils ont le droit de demander à ce que leurs propos privés le restent.

En ce qui me concerne, je revendique aussi le droit de dire des bêtises, des propos déplacés, voire des horreurs au prochain dîner ches mes amis. J'attends d'eux qu'ils ne les rapportent pas ou qu'ils les retirent s'ils sont diffusés sur la place publique. Ce que je dis dans mon blog est public. Ce que je dis en privé doit le rester.

La dérive liberticide n'est pas du côté de Nicolas Sarkozy, en ce qui concerne le SMS, ni du côté de Madame Noachovitch pour l'affaire qui la concerne. Elle est bien du côté des flics de la pensée et de l'expression privée qui se permettent de colporter sans aucune mesure des ragots qui n'intéressent personne. Dans cette affaire, nul est le bon terme pour qualifier le match détestable entre la presse poubelle et cette note de caniveau.

26/02/2008

Améliorez votre anglais avec Nicolas Sarkozy

Ce qu'il y a de plus compliqué dans une langue, c'est d'en comprendre les histoires droles et les insultes. Heureusement notre Président est là. Pas franchement pour les histoires droles, mais bien pour les insultes. Son fameux " casse toi pauv'con" fait le tour du monde, le cauchemar ou le délice des traducteurs. Ce Salon de l'Agriculture restera comme son Waterloo ou il vient de gagner une célébrité mondiale à la hauteur de l'infortuné Général Cambronne.

Si donc vous souhaitez améliorer votre anglais, vous pourrez vous instruire sur Mediapart ou chez Arthur Goldhammer ( un excellent blog américain qui décortique l'actualité française ). Les commentaires sont savoureux, et l'on y découvrira aussi les différentes contributions pour les hispanophones et nos amis italiens.

Fuck off, buzz off, screw off pour casse toi ???

asshole, jerk, dumb ass pour pauvre con ???

Le débat est ouvert, fort complexe, dépendant du lecteur britannique, américain, voire australien. On n'a pas tous les jours cette occasion de découvrir les secrets d'une langue étrangère. Merci Président.

18/02/2008

La Shoah en CM2

C'était à la fin des années 60. Contrairement à ce que l'on affirme aujourd'hui, l'histoire de l'extermination des juifs était enseignée, même si elle n'était pas nommée comme aujourd'hui, Holocauste puis Shoah.

J'ai lu le Journal d'Anne Frank en classe de 6ème. Je peux témoigner que beaucoup de mes camarades, si ce n'est tous, le lisait également. Pour nous, l'antisémitisme est un sentiment qui n'existait pas. Aujourd'hui encore, c'est quelque chose que je ne COMPRENDS pas dans le sens fort du terme. C'est à dire qu'il m'est tout à fait étranger et proprement incompréhensible. Si l'antisémitisme persistait sans doute chez certains adultes, il était refoulé ; et c'est  mieux ainsi. Pour autant, j'ai su dès le CM2, et sans doute avant, que cette perversion existe, ainsi que ses conséquences effroyables.

L'antisémitisme que l'on croyait à jamais extirpé n'est pas mort. Sa renaissance a même coïncidé avec les injonctions sur le devoir de mémoire, en particulier lors de la diffusion du feuilleton Holocauste. Il est triste de constater que ce "devoir de mémoire" ne sert à rien, pire encore, est sans doute "contre-productif". Comme le dit Alain Finkielkraut : "Le temps est révolu où la mémoire de la Shoah protégeait les Juifs de l’antisémitisme. Aujourd’hui, elle les y expose. Plus on en parle et plus ça énerve". L'obsession mémorielle a même des effets pervers, à se focaliser sur un passé qui ne nous apprend pas à déchiffrer le présent.

On répète les analyses d'Hannah Arendt sur la banalité du mal  et l'industrialisation nécessaire au massacre de masse.

Hannah Arendt ne pouvait pas le savoir, mais depuis, le Cambodge et le Rwanda nous ont appris qu'un génocide n'avait nullement besoin d'une administration moderne ni d'un niveau de développement industriel pour être "efficace". On massacre autant et aussi vite à la machette. Qu'on pense aussi aux horreurs plus récentes encore en Guinée Bissau et au Libéria. Alors, le génocide est devenu impossible en Europe, réservé à l'Afrique ou à l'Extrême Orient ? Toujours pas, puisque le partitionnement de l'ex Yougoslavie a donné lieu à des débuts de génocide en plein coeur de l'Europe.

Il ne s'agit pas ici de se livrer à une compétition victimaire particulièrement obscène, mais de constater que si la Shoah crée une fracture par son caractère premier, elle n'est pas restée singulière. Avec tout le respect du aux victimes du passé, ce qui nous intéresse avant tout est de pouvoir distinguer, comprendre et agir contre des agissements génocidaires du même ordre tout en étant chaque fois spécifiques.

Je n'ai pas de réponse à ces questions, mais quelques certitudes. L'initiative de Nicolas Sarkozy pousse au paroxisme un devoir de mémoire et d'émotion dont l'histoire récente nous montre l'inefficacité si ce n'est la nocivité. Bonne conscience pour les adultes, aveuglement des enfants.

10/02/2008

Outreau sur Sarthe : L'affaire Leprince

9a9c93e60e826372c2394eb0c97f8e99.jpgLa justice, quand elle a trouvé un coupable, ne cherche plus la vérité. C'est Outreau, et c'est l'affaire Leprince.

Il y A 13 ans que Dany Leprince s'est accusé du meurtre de son frère Christian.

La femme de celui-ci Brigitte et leurs deux filles, Audrey et Sandra seront également assassinées. Seule la dernière, Solène, échappera au carnage. Dany Leprince est aussi accusé par sa femme Martine et sa fille Celia. Ca fait beaucoup. Sauf que sa femme comme sa fille ne l'ont pas accusé lors de leur première déposition et racontent d'abord une soirée ordinaire. La mémoire leur revient et elles affirment avoir vu Dany frapper son frère, mais jamais Brigitte ni ses deux filles.

Les deux frères habitent deux maisons voisines de quinze mètre à Thorigné-sur-Dué, dans la Sarthe. Dany est agriculteur. C'est un travailleur acharné, mais les affaires ne marchent pas très bien. C'est pour ça qu'il a un deuxième travail à l'abattoir de la Socopa à Cherré à quelques kilomètres de là. Il se lève tous les jours à 2h30 du matin pour travailler à l'abattoir, puis il continue sa journée à la ferme. Son frère Christian est aussi un gros travailleur, mais il est dans un meilleur secteur. Il est carossier. Il a réussi, il n'a pas besoin d'un deuxième emploi ni de travailler le dimanche.

Les deux frères s'entendent bien. Christian a même prêté 10 000 francs à Dany. La reconnaissance de dettes a été retrouvée, bien en évidence, au milieu des corps ensanglantés, pour mieux accuser Dany. Sauf que personne n'a jamais entendu dire ni affirmé que Christian ait réclamé le remboursement de cette dette. Et d'ailleurs, si Dany avait des difficultés financières, il n'était pas pour autant au bord de la banqueroute.

Le 4 septembre 1994, c'est un carnage innommable dans la maison de Christian. Christian, sa femme Brigitte et deux de leurs filles Audrey et Sandra sont littéralement déchiquetés par une arme de boucher : une feuille, mais aussi un couteau à désosser.

Le 5 septembre, Martine, la femme de Dany, raconte une soirée ordinaire. Son mari Dany est rentré des champs vers 21 heures, a dîné et s'est couché pour se réveiller le lendemain à 2h30 pour aller à son travail à la Soopa. Elle-même s'est couchée à 23h sans avoir rien remarqué. Sa fille Celia raconte la même histoire.

Le 9 septembre à 22h 55, Martine affirme avoir vu son mari frapper Christian avec un objet brillant. Elle crie : "arrête, arrête !" rentre dans la maison de Christian pour y trouver Brigitte, Audrey et Sandra mortes. Elle ne cherche pas la dernière fille Solène. Puis elle rentre chez elle regarder la télé ( Culture Pub ) et va se coucher. Son mari était déjà endormi.

Pendant ce temps, depuis le 7 septembre, Dany est en garde à vue. Il avoue la meurtre de Christian à la 46ème heure de garde à vue, le 9 septembre également. Avant, après l'accusation de sa femme que les gendarmes lui auraient assénée ? Les horaires ne sont pas clairs. En tous cas, il n'avoue pas et n'avouera jamais le meurtre de Brigitte et de ses deux filles.

C'est fini. Il y a eu aveu, accusation. On ne cherche plus. Et pourtant :

  • On ne trouvera jamais aucune trace de Dany dans la maison de Christian
  • On ne trouvera jamais aucune trace de sang sur les vêtements dont on est certain qu'il les portait ce soir-là
  • On trouvera des traces de chaussures Dr Martens qui ne lui appartiennent pas
  • Des empreintes marquent le passage de 2, peut-être trois personnes
  • 24 scellés sont restés non analysés
  • Personne ne comprend comment Solène a pu échapper au massacre. Martine affirme l'avoir emmenée chez la grand-mère puis ramenée chez elle. La grand-mère nie ces faits
  • Dany affirme avoir pris la fameuse feuille le 4 septembre au soir, alors que sa femme dit qu'elle l'a prêté deux jours auparavant

Aucun fait matériel n'accuse Dany Leprince. Il a été condamné sur ses aveux, qu'il a rétractés, et sur les accusations de sa femme et de sa fille. Jugé en décembre 1997, il est condamné à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté. Dix ans plus tard, sa mère s'est suicidée.

A la suite d'un reportage réalisé par Nicolas Poincaré qui cosigne ce livre avec Roland Agret, un complément d'enquête a été ordonné par la Cour de cassation. On attend toujours les résultats.

Pas de mobile, pas de faits, pas de preuves matérielles, un dossier baclé. Dany Leprince doit être rejugé.

Pour plus d'informations, allez sur Le site de l'affaire Leprince ou procurez vous le livre de Roland Agret et Nicolas Poincaré

 

Correction : Cette note du 10 février a été corrigée le 2 avril pour prendre en compte les remarques d'Audrey du 1er avril que l'on peut lire en commentaire de cette note :

Le premier texte était :

"Il y A 13 ans que Dany Leprince s'est accusé du meurtre de son frère Christian, de la femme de celui-ci Brigitte et de leurs deux filles, Audrey et Sandra. " (...) "Il avoue la meurtre de Christian à la 46ème heure de garde à vue, le 9 septembre également. Avant, après l'accusation de sa femme que les gendarmes lui auraient assénée ? Les horaires ne sont pas clairs. En tous cas, il n'avoue pas et n'avouera jamais le meurtre de Brigitte et de ses deux filles"

Il y avait donc contradiction sur la nature des aveux de Dany Leprince. Celui-ci n'a bien avoué que le meurtre de Christian. Aveu qu'il a rétracté par la suite. Quant à sa femme Martine, elle ne l'a également accusé que de ce meutre là et pas des autres. Du fait ce cette première accusation, les gendarmes ont imputé à Dany Leprince la responsabilité de tout le massacre, mais aucun aveu, ni accusation de témoins ne fait état des autres victimes. 

06/02/2008

Mais quel est le problème avec Mediapart ?

Mediapart est un projet de presse sur Internet qui se veut indépendant. Ce projet a été lancé et est animé par Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du Monde.

Avant même qu'il ne démarre ( le 16 mars ), on l'accuse :

  • d'être soutenu par Ségolène Royal ( c'est vrai )
  • d'être soutenu par François Bayrou ( c'est vrai )
  • d'être payant ( c'est vrai )
  • d'être animé par Edwy Plenel ( c'est vrai )

Pour ma part, et ceux qui me font l'honneur de me lire le savent, je ne suis pas précisément d'extrême gauche, ni ancien trotskyste comme Edwy Plenel. J'ai même voté Sarkozy. Ce qui ne m'empêche pas de soutenir et d'avoir cotisé pour le projet Mediapart. Parce que :

  • Je m'inquiète de voir les groupes Dassault, Pinault, Bernard Arnaud, Bouygues, Bolloré, Lagardère posséder les trois quarts de la presse française, écrite ou télévisuelle privée
  • Le Monde est en pleine crise et Libération tente de survivre
  • Il y a de la place pour tout le monde sur Internet, puisque par définition l'espace est infini
  • Un modèle payant ne me scandalise pas
  • Je me réjouis donc de la naissance d'un nouveau média au projet et à l'inspiration différente de ce qui existe aujourd'hui

Certains n'y croient pas, ne sont pas convaincus et prévoient l'échec. Jusque là, pourquoi pas ? Quoiqu'il serait plus élégant de souhaiter le succès à une aventure en gestation.

Pour une question de nom de site, Mediapart est attaqué par le groupe belge Média-Participations. Edwy Plenel réagit à sa manière. Et Versac à la sienne : Et si le problème de Mediapart, c'était Plenel : Après avoir saluer le projet qui "reste intéressant, passionnant", il s'en prend à Edwy Plenel et à son article qualifié de "torchon odieux". Sur le fond de l'affaire, Edwy plenel est accusé d'amateurisme et d'incompétence pour n'avoir pas vérifier que le nom Mediapart n'était pas déjà utilisé, ou pouvait prêter à confusion. Accusé aussi de jouer les victimes et de se défendre avec outrance et des épithètes "incroyables"  "qui puent la haine".

Le mieux est de juger sur pièces, mais la défense d'Edwy Plenel n'est pas aussi violente, et surtout il n'attaque pas les personnes. Ce qui n'est pas le cas de Versac qui conclue : "Tant que MediaPart sera dirigé par un bonhomme aussi odieux que Plenel[...] je ne m'abonnerai pas.

Versac s'étonne ensuite de certains commentaires, dont le mien : "Je dois dire que je me passerais bien, actuellement, des trolls, des procès d'intention à deux balles de commentateurs à sens unique, des insultes graves sur quelques autres lieux nauséabonds et des spams à contrôler sans cesse."

Moi je m'étonne de la vindicte dont est l'objet Edwy Plenel et son projet. La presse écrite a tendance à caricaturer les blogs. Certains blogs ont du mal à accueillir des anciens de cette presse sur Internet. L'avenir est évidemment au brassage et au dialogue entre ces deux médias.

Encore une fois, personne n'est obligé de s'abonner à Mediapart. Personnellement je ne m'abonne pas à Arrêt sur images. Mais je n'ai pas de problèmes avec eux, et leur souhaite de réussir. Quel est le problème avec Mediapart ? Je ne comprends toujours pas.

01/02/2008

Lettres de Gaza

Rebondir de blog en blog, c'est une liberté qui reste possible dans Gaza emmuré. Quand il y a de l'électricité !

Olivier, qui me cite régulièrement, ( merci Olivier ! ) m'a fait rebondir sur Philosophie, anachronisme et “ignorance”. Parcourant ce nouveau blog, j'arrive sur le billet : Gaza sans lumières... 

Ca fait longtemps que je souhaite parler de Gaza. Mais qu'en dire, vu d'ici,  et des rares images qui nous parviennent ? Quel avenir pour un jeune de Gaza entre le désespoir et le terrorisme ? Bombe humaine pour porter l'enfer d'où l'on vient en échange d'un paradis que des prêcheurs sans scrupule vous ont promis.

Heba vit à Gaza avec ses deux enfants. Elle a fait des études de Marketing en Jordanie, une époque heureuse dans les années 1997-2000 "quand les Palestiniens pensaient à la liberté, à la réforme, au développement et quand ils pensaient qu'ils pourraient construire un état palestinien"

Aujourd'hui, la vie à Gaza assiégée, est rythmée par les coupures d'électricité, le rationnement, la vie chère. Tous  enfermés dans ce petit territoire, sans aucune perspective d'avenir.

Voici ce qu'elle écrit en un peu plus de 40 mots décrivant "40 ans de violence dans les territoires palestiniens occupés" :

"Sitting silently on the remains of once her home, she stared in despair at her children dusty broken toys. The picture of her brother martyr is laying on the ground grey in the dim light. She touched her swollen face in agony listening to loud sounds of factional fighting. “Are you afraid” asked her husband. “I think I got too numb to fear a thing”.

"Assise en silence sur les vestiges de ce qui fut sa maison, elle fixait désespérément les débris poussiéreux des jouets de ses enfants. La photo de son frère martyr est posé sur le sol gris dans la faible lumière. Elle touche son visage tuméfié en écoutant les bruits du combat entre factions. "As-tu peur», demanda son mari. «Je suis vraiment trop sonnée pour craindre quoi que ce soit".

Au delà de l'opinion que l'on peut avoir sur ce conflit interminable, la vie à Gaza est une tragédie. Pour comprendre mieux ce qui s'y passe, le blog de Heba permettra peut-être de traverser le mur qui enferme ses habitants. Nous sommes libres d'y aller quand ils ne le sont pas de sortir.