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01/02/2008

Lettres de Gaza

Rebondir de blog en blog, c'est une liberté qui reste possible dans Gaza emmuré. Quand il y a de l'électricité !

Olivier, qui me cite régulièrement, ( merci Olivier ! ) m'a fait rebondir sur Philosophie, anachronisme et “ignorance”. Parcourant ce nouveau blog, j'arrive sur le billet : Gaza sans lumières... 

Ca fait longtemps que je souhaite parler de Gaza. Mais qu'en dire, vu d'ici,  et des rares images qui nous parviennent ? Quel avenir pour un jeune de Gaza entre le désespoir et le terrorisme ? Bombe humaine pour porter l'enfer d'où l'on vient en échange d'un paradis que des prêcheurs sans scrupule vous ont promis.

Heba vit à Gaza avec ses deux enfants. Elle a fait des études de Marketing en Jordanie, une époque heureuse dans les années 1997-2000 "quand les Palestiniens pensaient à la liberté, à la réforme, au développement et quand ils pensaient qu'ils pourraient construire un état palestinien"

Aujourd'hui, la vie à Gaza assiégée, est rythmée par les coupures d'électricité, le rationnement, la vie chère. Tous  enfermés dans ce petit territoire, sans aucune perspective d'avenir.

Voici ce qu'elle écrit en un peu plus de 40 mots décrivant "40 ans de violence dans les territoires palestiniens occupés" :

"Sitting silently on the remains of once her home, she stared in despair at her children dusty broken toys. The picture of her brother martyr is laying on the ground grey in the dim light. She touched her swollen face in agony listening to loud sounds of factional fighting. “Are you afraid” asked her husband. “I think I got too numb to fear a thing”.

"Assise en silence sur les vestiges de ce qui fut sa maison, elle fixait désespérément les débris poussiéreux des jouets de ses enfants. La photo de son frère martyr est posé sur le sol gris dans la faible lumière. Elle touche son visage tuméfié en écoutant les bruits du combat entre factions. "As-tu peur», demanda son mari. «Je suis vraiment trop sonnée pour craindre quoi que ce soit".

Au delà de l'opinion que l'on peut avoir sur ce conflit interminable, la vie à Gaza est une tragédie. Pour comprendre mieux ce qui s'y passe, le blog de Heba permettra peut-être de traverser le mur qui enferme ses habitants. Nous sommes libres d'y aller quand ils ne le sont pas de sortir.

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