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28/10/2007

Ancrez 15 milliards à Facebook

Bon, tout le monde le sait et en parle. Microsoft investit 240 Millions de dollars dans Facebook pour une prise de participation de 1,6%. Chacun a pris sa calculette pour en déduire une valeur de 15 Milliards de dollars. C'est Facebook le nouveau blockbuster. On a eu Myspace, mais c'est déjà fini ( bien fait pour Rupert Murdoch ! ), puis Second Life ( c'est quoi déjà ? ), c'est maintenant Facebook qui crée l'événement.

Je ne vais pas discuter ici de l'intérêt de Facebook, d'autres le font mieux que moi. C'est Nicholas Carr qui me donne une des visions les plus amusantes sur cette prise de participation. Il rappelle que nous ne savons pas tout sur cet accord, et que cette participation est plus un investissement stratégique que financier.

Mais le chiffre de 15 milliards de dollars reste intéressant, car il fixe une première valeur qui s'impose sans coup férir, grâce au prestige financier de Microsoft et à la furie de succès autour de Facebook. Cette espèce de méthode Coué et  d'autosuggestion, mais ici à l'échelle du Web, est décrite sous le nom de "mental anchor" dans une étude de l'université de Corpus Christi ( Texas ) que nous pointe Nicholas Carr.

Ancrer dans l'esprit est d'ailleurs une vieille expression française que cet article théorise.
Et voici l'expérience ( traduction libre de l'étude universitaire )

Faites tourner  la roulette qui tombe, sur le 10, par exemple. Puis demandez si le nombre de pays africains ayant un siège à l'ONU est de plus ou moins 10% du total des pays représentés  - mauvais esprit antiaméricain : Euh, c'est où l'Afrique ? demande l'étudiant de Corpus Christi (NDLR) - . La plupart des sondés répondront plus de 10 et que la bonne réponse est plus proche de 25. Là où ça devient amusant, c'est quand la roulette tombe sur le 65 et que vous posez la même question, vous obtiendrez un nombre beaucoup plus élevé que la première réponse (25) et qui sera plus proche de 45%. Autrement dit, on constate qu'un nombre tiré au hasard et n'ayant aucun rapport avec la question peut néanmoins vous influencer. Vous n'avez aucune idée de la réponse et vous vous raccrochez à n'importe quelle valeur disponible.

Mais si la valeur qui vous est fournie, provient d'une autorité, vous vous accrocherez encore plus à cette valeur. Et voilà comment ce premier chiffre de 15 milliards de dollars est à peine discuté et devient la référence de valorisation de Facebook.

On sait que Google veut  numériser TOUT le savoir du monde. Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook est déjà arrivé au même niveau de mégalomanie. Francis Pisani nous raconte qu'on lui demande ce qu'est ce "social graph"

“C’est l’ensemble des relations de toutes les personnes dans le monde. Il y en a un seul et il comprend tout le monde. Personne ne le possède. Ce que nous essayons de faire c’est de le modeler modéliser, de représenter exactement le monde réel en en dressant la carte (to mirror the real world by mapping it out).”

Mégalomane comme Google, et tout aussi adroit financièrement comme le prouve cette manoeuvre de  "mental anchor" c'est bien parti pour Facebook .

24/10/2007

Même sans Twitter, j'arrive à perdre mon temps

    Publier un billet sur Twitter un 24 octobre 2007, c'est vraiment s'exposer aux ricanements de toute la planète geek 2.0. Je n'hésite donc pas, car que dire de plus sur un sujet archi rebattu depuis plus de 6 mois ? Rien, et c'est le sujet de ce billet. Tout ça est la faute de Xavier qui reste perplexe face à ce service de micro blogging. 

Je ne le suis pas et savais à l'avance que ça ne pouvait pas m'intéresser ; du coup j'ai passé plus de 2 heures à regarder un peu à quoi ça ressemble. Sur les milliards de billets qui en parlent, c'est ici, en anglais, que j'ai trouvé le meilleur descriptif.

Twitter répond donc à la question "What are you doing now ? " Une question que personne ne se pose mais à laquelle vous répondez quand-même. Vous perdez votre temps à dire ce que vous faites : "J'attends le RER de 18h55 sur le quai de la gare de Lyon" et vos lecteurs perdent le leur à lire votre message. Et moi j'arrive à perdre encore plus de temps, en n'utilisant même pas Twitter mais à chercher à comprendre pourquoi.

Il faut dire que j'ai mis des années à admettre que la conversation est rarement faite pour échanger des idées ou des sentiments, mais plutôt une présence. C'est cet aspect social que j'ai longtemps accusé de mondain - ce qu'il est aussi - qui fait que j'ai encore du mal à parler pour ne rien dire,  m'intéresser à moi-même, à l'autre et au lien qui nous unit en dehors de tout contenu dans le dialogue.

- Ca va ?
- Ca va
- Il fait plus ce froid ce matin

Certains arrivent à en faire des heures avec talent, moi il m'a fallu des années de travail pour tenir quelques minutes, arriver à être poli et m'intéresser à la météo. J'écris tout ça sans aucun mépris, mais plutôt avec une certaine envie envers ceux qui ne s'ennuient jamais avec eux-mêmes. Du coup ils n'ont pas besoin de fond pour communiquer leur forme. Ils sont tout prêts à en faire profiter la terre entière et donc à twitter.

Quant à moi, parler de choses et d'autre - de rien en fait - à quelqu'un, je peux. Parler de rien à personne, voilà un niveau de vide que je n'atteindrais jamais.

C'est en me promenant sur le Web à propos de Twitter, que j'ai trouvé le nom savant de ce phénomène. Twitter est donc une fonction phatique diffusée sur Internet.

Et voilà comment un billet qui voulait parler de rien sur rien, qui cherchait à être humoristique, en dit beaucoup sur moi-même et se transforme en cours de linguistique. Twitter n'est décidément pas pour moi.

17:20 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (7)

22/10/2007

Nous en sommes pas dignes de Guy Môquet

Manoeuvré par le Parti Communiste, arrêté par le régime de Vichy puis fusillé par les balles allemandes, Guy Môquet est bien la victime de toutes les saloperies de l'époque.

Sa lettre d'adieu est un moment sublime de pureté qui témoigne de la grandeur de ce tout jeune homme. Une grandeur et une pureté qui aurait du rassembler tout le monde.

Mais voilà, du corporatisme le plus étroit de certains professeurs, des circonvolutions des historiens, en passant par Bernard Laporte jusqu'aux accusations de manoeuvre contre les régimes spéciaux des cheminots !!, la France poisseuse aura montré qu'elle n'a rien perdu de son esprit de boutique. Rois de la combine, de la démerde, des coups par en dessous, du marché noir et des lettres anonymes, incapable de voir au delà de sa casemate, voilà bien une France éternelle, celle qu'on déteste et qui ne connait que sa petite soupe.

En 1976, on avait réussi à accuser Soljenitsyne de perturber les élections cantonales , il fallait se surpasser dans la connerie en 2007. C'est fait.

19/10/2007

Solaris est le meilleur : c'est IBM qui le dit

En principe IBM cherche à vendre son propre Unix : AIX, ou encore fait mine de pousser du Linux, mais surtout pas Solaris qui est son principal concurrent au niveau des operating systems. Mais, ll y a parfois des situations savoureuses comme ça. Je viens de découvrir qu'IBM fait aussi la promo de Solaris.Si vous voulez en savoir plus que cette copie d'écran, vous pouvez aller sur ce site d'IBM. Et comme ils ne se fatiguent pas trop, ils ont repris la pub institutionnelle de Sun : Ten Things to know about Solaris 10

 

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Quand je dis " JE viens de découvrir", ce n'est pas tout à fait vrai. En fait, ce matin c'est une avalanche de mails internes qui pointent sur ce site, avec les commentaires qui vont bien : "Want to instill fear in AIX customers? send them the link..."

 Jusque là c'est plutôt drôle pour nous, Sun. Mais si vous regardez bien la date de mise à jour du site, on s'aperçoit que ça fait 18 mois que ça dure. Ce a quoi le responsable de cette promo répond : Ca fait partie de notre accord entre les équipes Blade Center d'IBM et nous. Vous le saviez pas ?

 Ben non, on le savait pas. Ca, c'est de la communication interne !!

18/10/2007

La nouvelle laïcité

Suivant les conseils de mon ami Olivier lors d'une soirée, triste comme une défaite en demi-finale, puis joyeuse comme un anniversaire, je poursuis notre lecture du livre de Benoît XVI : Jésus de Nazareth

b254d165cf2f5f902bd08b8444c08240.jpgLe Sermon sur la montagne est au centre de la prédication du Christ. C'est à cette occasion que Jésus prononce ses célèbres béatitudes : " Bienheureux les pauvres de coeur, ils connaîtront le Royaume de Dieu, .." . Mais c'est à propos d'un autre sujet, qui peut nous paraître mineur à nous autres occidentaux, que ce livre m'a une fois encore passioné.

Une querelle entre Jésus et les juifs de son temps concerne ce qui est autorisé ou non pendant le Sabbat. A ce propos, Benoît XVI nous présente le livre d'un savant juif Jacob Neusner : "A Rabbi talks with Jesus. An Intermillenian Interfaith Exchange". Et c'est l'occasion d'un autre dialogue avec ce Rabbin, qui donne à cette querelle une portée tout à fait considérable et à ma connaissance très nouvelle, dans la position de l'Eglise par rapport à la laïcité.

"Rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César" est devenu presque un proverbe qui est censé fonder la laïcité. Il ne l'interdit pas en tous cas. Mais Jésus, le personnage historique, ne pouvait pas prévoir que César s'appelerait bientôt Constantin. Martyrisée puis tolérée, ce sera bientôt la religion chrétienne qui tolèrera les autres, pendant une courte période, avant de devenir la religion officielle et non tolérante de l'Empire, sous Théodose. Pendant de longs siècles, pouvoir politique et pouvoir religieux se sont presque confondus. En France, le Roi très chrétien est Roi " par la grâce de Dieu ". Si elle maintient toujours son autonomie politique par rapport à Rome et à son propre clergé, la monarchie ne se conçoit pas en dehors de l'autorité morale de l'Eglise qui fonde l'organisation sociale et juridique.

La séparation de l'Eglise et de l'Etat, de la sphère religieuse et de la sphère publique, ne date que d'un siècle. Elle fut imposée par les circonstances politiques à une Eglise qui n'en voulait pas. Certains la soupçonnent toujours de vouloir revenir dessus.

C'est là où la méditation de Benoît XVI à propos de la querelle du Sabbat donne un éclairage nouveau à cette affaire de la laïcité. 19 siècles d'histoire de l'Eglise laissent la place à une vision complètement renouvelée d'une question qui se pose à toutes les religions, et de la manière la plus brûlante en terre d'Islam.

L'interprétation courante de la querelle du Sabbat est de donner à Jésus une posture libérale par rapport à une conception rigoriste, fixiste et pour tout dire un peu bornée de ses règles. " Le Sabbat a été fait pour l'homme et non l'homme pour le Sabbat " : cette interprétation ne va pas encore au coeur de la question. Le vrai scandale pour le Rabbin Neusner, la clé de la nouvelle Torah pour Benoît XVI, est dans l'affirmation que " Le fils de l'homme est le maître du Sabbat " . Le fils de l'homme, c'est Jésus lui-même, qui prend la place de la Torah. Et le rabbin de citer un extrait du Talmud babylonien :

"Rabbi Shimlaï rapporta 613 préceptes qui ont été transmis par Moïse ; 365 préceptes négatifs correspondant aux jours de l'année solaire, et 248 correspondent aux parties du corps humain. Sur quoi David vint et en réduisit le nombre à 11. Sur quoi Isaïe vint et en réduisit le nombre à 6. Sur quoi Isaïe vint une seconde fois et en réduisit le nombre à 2". Dans le libre de Neusner, vient immédiatement après le dialogue suivant : Est-ce cela que Jésus le sage avait à dire ? demande le Maître. Pas exactement, mais à peu près. Qu'a-t-il omis. Rien. Qu'a-t-il ajouté alors ? Lui-même ( c'est moi qui accentue ). Tel est le point central de l'effroi causé par le message de Jésus aux yeux du juif croyant. Le caractère central  du je de Jésus dans son message qui donne une nouvelle direction à toute chose."

C'est toute la fonction sociale du Sabbat, et de la Torah qui est en jeu ici. Elle est en jeu pour la religion juive, comme elle pourrait l'être pour l'Islam ou pour la Chrétienté. Le Christ en s'affirmant maître de la Torah ne se situe plus au niveau d'un simple prophète qui interprète, mais au niveau de Dieu qui est au dessus de toute Loi. Comme le dit Benoît XVI :

"La Torah avait pour tâche de fournir à Israël un régime juridique et social concret à ce peuple particulier, qui est d'une part un peuple bien déterminé, dont la cohésion interne est assurée par la filiation et la succession des générations, mais qui est, d'autre part, d'emblée et par nature porteur d'une promesse universelle. Dans la nouvelle famille de Jésus, que l'on appellera plus tard l'Eglise, ces différents dispositifs juridiques et sociaux ne peuvent avoir de validité générale dans leur littéralité historique. C'était bien là le problème au début de "l'Eglise des Nations" et l'objet de la controverse entre Paul et les "judaïsants". Reporter l'ordre social d'Israël tel quel sur tous les hommes de tous les peuples aurait constitué, de fait, la négation même de l'universalité de la communaute de Dieu en train de se constituer."

Je ne sais pas si l'on voit bien l'importance de ce dialogue qui s'établit entre le rabin Neusner et Benoît XVI. Benoît XVI abandonne toute prétention de l'Eglise à fixer des règles sociales et juridiques. Celles-ci sont laissées à la liberté des hommes de se fixer leurs propres règles. Reprenant ses propres termes :

" L'absence de toute dimension sociale dans la prédication de Jésus, que Neusner critique avec beaucoup de discernement d'un point de vue juif, cache un événément d'une portée historique universelle, sans équivalent dans toute autre culture : les dispositifs politiques et sociaux concrets sont renvoyés de la sphère immédiate du sacré, de la législation du droit divin, à la liberté de l'homme, qui à travers Jésus, est enracinée dans la volonté du Père et qui, partant de lui, apprend à discerner ce qui est juste et bon. "

La laïcité qui, historiquement, a été un accomodement, une reculade sur laquelle certains fondamentalistes voudraient revenir, est maintenant placée au coeur de la singularité de la prédication de Jésus. C'est le caractère divin de la personne de Jésus qui redonne aux hommes la maîtrise de leur organisation sociale. La laïcité n'est plus une concession, elle est maintenant revendiquée, elle témoigne de la divinité du Christ, elle est donc au coeur de la Chrétienté et l'Eglise ne cherchera pas à reprendre un pouvoir social qu'elle a exercé pendant si longtemps.

Le livre de Benoît XVI est signé Joseph Ratzinger et la préface précise qu'il s'agit de réflexions personnelles, qu'il ne fait pas oeuvre de magistère. Ce n'est donc pas l'Eglise toute entière qui s'exprime ainsi. Mais Benoît XVI sait bien qu'il n'est pas un auteur catholique comme les autres, que sa parole pèse du poids de son autorité de Pape même si la fonction pontificale n'est pas engagée en tant que telle. On peut néanmoins penser que la nouvelle laïcité ne sera pas remise en cause.

Pas besoin d'être extra-lucide pour voir dans le "sans équivalent dans toute autre culture" une allusion à l'Islam. Dans sa position, Benoît XVI ne peut pas se permettre d'être plus précis. Il se contente de souligner le caractère unique de la prétention de Jésus à être Dieu incarné sur terre. Pour l'Islam, il n'y a Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète. Beaucoup, en Occident, souhaite voir l'Islam suivre le même chemin de sécularisation que le christianisme, en resituant la Charia dans son contexte historique qui n'est plus le nôtre : autrement dit l'adoucir et l'édulcorer.

La laïcité chrétienne refondée par Benoït XVI sur le caractère divin du Christ - qui n'est pas un prophète - montre que l'on parle ici du coeur d'une religion, et non pas d'une simple interprétation libre de règles provisoires.

16/10/2007

Le poids de l'open source

Quelques chiffres intéressants dans cet article de eWeek :

  • La part de l'open source dans l'industrie du software est de 13% sur un chiffre global de 92,7 Milliards de dollars
  • D'après le Gartner, cette part devrait grimper jusquà 27% en 2011, année où cette même industrie fera un chiffre d'affaire de 169,2 ( c'est précis !! ) milliards de dollars.

Les prédictions du Gartner sont à peu près aussi fiables que les pronostics du regretté Guy Lux pour Bilto. On prendra donc les chiffres de Gartner avec prudence. Mais l'analyse qui est donnée de cette tendance est quand même intéressante. Ce n'est pas l'Open Source, contre ou à côté, du Soft traditionnel qui risque d'être le modèle de demain, mais plutôt l'insertion de composants Open Source dans le Soft traditionnel.

Pendant ce temps, les dinosaures du Soft continuent à dévorer ce qui restent des "success stories" des années 90. Oracle s'apprête à avaler BEA après l'absorption de Business Objects par SAP. Par rapport à son offre Netweaver qui a du mal à décoller, ce n'est pas sûr que SAP ait choisi la bonne proie. En tous cas, il ne reste plus grand chose sur le marché.

12/10/2007

Upgrade SAP : Présentation à l'USF

    J'ai démarré ce blog avec un objectif de partage d'expérience sur mon activité informatique, mais il a très vite dérivé vers des sujets plus personnels. J'y vois sans doute plus d'intérêt. Aujourd'hui, retour à la technique, avec  un aperçu de mes activités professionnelles.  

La convention USF 2007 ( Utilisateurs SAP francophones )  s'est  tenue  du 9  au 11  octobre  à Reims.  A cette occasion, j'ai présenté  avec un de  nos clients  un  bilan  d'upgrade SAP. Nous étions en plein coeur d'une des préoccupations majeures de cette convention:

  • Préoccupation de SAP : Comment convaincre ses clients de passer à la dernière version ?
  • Préoccupation des clients :  Comment convaincre ma direction de l'intérêt de ce type d'opération ?

Présentés lors de cette convention, les résultats d'une enquête sur le terrain ont montré que le principal facteur déclenchant  de l'upgrade était l'arrêt de support standard. Les versions antérieures ( 4.6C principalement ) continuent d'être supportées, mais  un tarif supérieur et sans apport de nouveau correctif. Tout ça est vécu comme une contrainte plus que comme un désir d'exploiter de nouvelles fonctionnalités : Intégration du moteur BW, J2EE, Architecture SOA. D'ailleurs si celles-ci sont  jugées intéressantes, elles ne seront mises en oeuvre que plus tard.

En tous cas le projet d'upgrade qui a été mené chez notre client montre que les charges ne sont pas si énormes.

Quelques chiffres clé :

  • 5 mois de projet ( de janvier à juin 2007)
  • Une charge globale de 250 ETP (120 client, 70 pour la revue des développements , 60 pour nous Sun )
  • 56 heures d'arrêt ( business downtime ) lors de l'upgrade final de l'instance de production
  • L'opération technique d'upgrade a duré 17 heures. Le reste du temps a été occupé par les validations fonctionnelles et la reconnexion de l'instance à ses diverses interfaces

Inclus dans ces 5 mois de projet, le changement de serveur + un upgrade Oracle 9.2 vers Oracle 10. C'est d'ailleurs cet upgrade qui nous a causé le plus de soucis.

Les techniques de copie incrémentales sont d'une aide précieuse dans ce type de projet. Il faut en effet copier de multiples fois les différentes instances SAP. Les modifications effectuées sont enregistrées dans une petite base de données spécifique ( bitmap ) qui pointent les blocs modifiés. A la prochaine synchronisation, seuls les blocs modifiés seront recopiés.

Un upgrade SAP se décompose en plusieurs phases. Avec cette technique de copie incrémentale, on peut  sauvegarder un état stable de l'instance qui pourra servir de point de retour en cas d'échec de la phase suivante. Le déclenchement de ces copies se fait par script shell et est donc très facilement utilisable. 

Pour plus de détails, voici donc la présentation  Présa Sun-USF2007.pdf qui a été faite. J'ai juste retiré les slides relatifs à l'activité du client. 

 

08/10/2007

Blogosphère et Blogalaxie

La blogosphère est une bulle aux bords argentés qui font miroir. A l'intérieur, on tourne en rond, on s'admire, on rebondit de part en part sans jamais en sortir. Dans la blogosphère il y a d'autres petites sphères. Ce sont de petites billes qui s'entrechoquent en faisant "tics, tics, et tics". 3f03dd9cbf99eab18f22a8a05f10cbfb.jpgLa blogosphère est un aquarium dans lequel rien ne rentre et d'où rien ne sort. Au dessus de l'eau volent des essaims d'insectes qui font bzz, bzz, bzz. Mais ce ne sont pas de vrais insectes, alors ils font buzzzzz. Dans l'eau il  y a des bancs de poissons qui vont et viennent, changent de direction d'un seul coup, sans qu'on sache pourquoi, tous ensemble, comme dans les films de Cousteau. Comme ne sont pas de vrais poissons, leurs bulles ne font pas glouglou. Leurs bulles font Gooooogle, Gooooogle. Il y a des petits poissons et de grands requins prédateurs. Les gros requins avalent tout, les petits poissons et les insectes qui volent au dessus en faisant buzzzzz. Et quand ils digèrent ils rotent avec des bruits de Gooooogle, Gooooogle.

Quand on est enfermé dans la blogosphère, c'est difficile de s'en échapper. Il faut quitter l'essaim et arrêter de faire buzzzzz. Dehors est l'univers infini de la blogalaxie. C'est un univers en expansion continue avec plein d'objets célestes différents. Il y a des pulsars qui émettent chacun à leur propre fréquence, plus ou moins vite, plus ou moins fort. Chacun son rythme et chacun fait ce qu'il veut dans la blogalaxie. Parfois certains s'éteignent et n'émettent plus rien. Mais d'autres naissent et remplacent les astres fatigués. Il y a plein d'objets célestes divers dans la blogalaxie, avec des noms étranges dont aucun n'est pareil. On ne sait pas ce que deviendra la blogalaxie. Après le big bang initial, ce sera peut-être l'expansion continue ou bien le big crunch

Car l'avenir de la blogalaxie n'est pas écrit et dépend de chacun de ses astres. Mais elle est déjà trop grande pour les gros requins qui font Gooooogle, Gooooogle

Soyons résolument blogalactique. 

16:48 Publié dans Blog, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)

03/10/2007

2èmes recontres nationales du blog d'expression local

L'association zevillage :http://zevillage.org/  organise les 2èmes rencontres du blog d'expression locale. Ca se passe à Alençon dans ma région d'origine, où Zevillage regroupe une communauté de télétravailleurs. 

Bien que n'étant pas installé physiquement en Normandie, j'y garde des attaches fortes et fait donc aussi partie de cette association.

Le blog est particulièrement bien adapté à l'expression locale. C'est peut-être même le seul media possible pour elle,  tout comme pour les blogs, un sujet qui les démarque de manière originale. Le sujet en tous cas m'intéresse. Je serai donc à Alençon le 7 décembre pour cet événement.  Merci à Xavier qui organise cette rencontre et m'envoie cette invitation que je relaie ici

 

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Les 2e Rencontres Nationales du Blog d’Expression locale se tiendront le 7 décembre 2007, à Alençon, en Normandie.

 

Pour la seconde année consécutive, ces rencontres proposent aux spécialistes de la blogosphères comme aux néophytes un après-midi d’échanges sur des thèmes variés : blogs, podcasts, législation internet, multimédia, syndication RSS, rédactionnel, etc. Ces ateliers libres (avec inscription préalable) auront lieu de 14 h à 18 h.

 

Un grand concours national ouvert aux bloggeurs néophytes ou confirmés est également organisé autour de 5 catégories : vie locale, culture, économie locale (pour les professionnels), social et santé, et tourisme.  Le vote des internautes, associé à celui du jury composé de 9 personnalités reconnues de la blogosphère élira parmi l’ensemble des inscrits le meilleur blog par catégorie. La remise des prix aura lieu à 19 h 30, à la suite de la conférence débat qui débutera à 18 h.

Ces rencontres auront lieu dans le cadre prestigieux de la Halle au Blé d’Alençon, bâtiment emblématique de la ville dorénavant dédié aux technologies numériques.

http://www.expression-locale.org

Vous êtes cordialement invités à participer ces rencontres et à inscrire votre blog au concours.