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01/02/2007

Ce soir on éteint tout ; allumez votre cigarette !!

Qu'est-ce qu'on sait sur moi ? Et d'abord, c'est qui, on ? Il se dit que Google conserve toutes vos traces jusqu'en 2038. Pourquoi 2038, et de quel droit ? J'aimerais bien contrôler ce que Google croit savoir sur moi et ce qu'il en fait. Est-ce qu'au moins cela permettrait de disposer d'offres marketing finement ciblées par rapport à mon profil ? Non ! je n'ai jamais recherché de Viagra avec Google, je reçois pourtant régulièrement des spams V.ia gra. Je ne suis pas concerné ! Et j'espère que cette note ne va pas faire croître ce flot de pourriel.

C'est qui, on ? C'est au moins, mon employeur qui me suit avec mon badge, mon téléphone et son proxy Internet. C'est mon fournisseur privé Internet qui stocke également toutes mes traces. Jusqu'à quand ? Ce sont tous les sites qui me demandent mes coordonnées, et comme je n'aime pas les corbeaux anonymes, je m'inscris sous mon vrai nom. J'ai peut-être tort, mais pourquoi serais-je obligé de me cacher ? Mon téléphone portable me piste, mon ticket de caisse révèle mon niveau de vie et ma consommation.  En plus j'en rajoute, personne ne m'a rien demandé et j'écris sur ce blog. Ai-je l'honneur d'avoir ma fiche aux R.G ?  ( très à la mode en ce moment)

On dirait que la protection des données et de sa vie privée n'intéresse plus personne, surtout pas nos candidats. C'est la sécurité le maître mot. Mon ami Nicolas de Rauglaudre le fait remarquer. Une note de Jean-Marc Manach fait le point sur cette question, qui dépasse de beaucoup la simple identité numérique. La CNIL se bat comme elle peut, mais elle est à contre-courant des intérêts économiques, de la lutte contre le terrorisme et des pratiques quotidiennes. On pourra lire avec profit le programme du président de la CNIL, Alex Türk, “Communiquer sur la protection des données et la rendre effective (.pdf)” ou encore ce rapport sur la société de la surveillance (.pdf). Heureusement, la CNIL a vite pris conscience du caractère transnational de cette affaire, qui est en cela tout à fait comparable aux débats sur l'écologie. Alex Turk, propose ainsi :

 “par analogie avec le thème du capital naturel de notre planète mise en danger par la pollution issue de l’activité humaine, de reprendre la notion de capital à préserver. Chaque homme, et l’humanité dans son ensemble est à la fois détenteur et responsable d’un capital. De même qu’on ne peut pas agir impunément en matière de protection de l’environnement, nous devons être extrêmement vigilants dans notre domaine (…) parce que ce capital de garantie de nos libertés et de notre identité peut alors être amputé ou menacé dans son existence même.

Pour protéger l'environnement, une certaine "Alliance pour la Planète"  lance un appel : 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint les lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. 

Depuis le 1er février 2007, on n'a plus le droit de fumer dans les lieux publics.  La logique de cette société de surveillance et du "principe de précaution", qui va avec, nous imposera bientôt de ne plus fumer du tout. On continuera par la consommation d'alcool sous des prétextes d'économie de la sécurité sociale. Dans la série - 5 choses que vous ne savez pas de moi ; vous vous en fichez, mais je vous le dis quand même - j'ai arrêté de fumer le 4 avril dernier. Cette interdiction de fumer ne me gêne plus du tout, mais le tapage médiatique et le flot de sanitairement correct est tellement insupportable que ça donne envie de recommencer.

Alors ce soir entre 19h55 et 20h00, éteignez les lumières si vous le souhaitez, mais surtout éteignez  votre SIGNAL SOCIAL!. Effacez toutes vos traces électroniques, éteignez les téléphones les GPS et surtout les PC  qui consomment plus d'énergie que les lumières.

Quant à moi, ce soir entre 19h55 et 20h, je ne suis pas joignable sur mon portable, ni par aucun moyen électronique. Vous vous demandez quelle est cette  braise rouge dans l'obscurité. Je peux vous donner la réponse. J'annonce urbi et orbi et interneti, que ce soir entre 19h55 et 20h je serai sur mon balcon, avec un verre de whisky pour fumer une cigarette exceptionnelle en ce 1er février 2007 .

Commentaires

d'accord ....bien trouvé
je vais eteindre ces lumières et fumer tranquillement une cigarette
comme quoi !!
bonne soirée

Écrit par : bernard | 01/02/2007

Mais... as tu vérifié que le balcon n'était pas une partie commune de l'immeuble ? ce qui est le cas chez moi et dans de nombreuses copros.
Et qui dit partie commune dit peut être : ouverte au public; (même si j'en convient le public admi sur ton balcon est trié sur le volet-sans jeu de mots avec le volet de la fenêtre)
Et qui dit ouvert au public dit ... interdiction de fumer.
Tu t'exposes peut-être donc à une amende si une voiture de police vient à passer sous tes fenêtres, doublé d'une amende pour alcoolisme dans un lieu public.
Une situation saugrenue dont la possibilité ne m'étonnerais pas. Il faudrait demander à http://maitre.eolas.free.fr
Concernant le prétendu argument environnemental, j'ai entendu sur France Info un spécialiste EDF qui disait que comme tout le monde rallumerait à 20h, un surplux exceptionnel d'electricité serait demandé au réseau que seules les réserves pourraient fournir. Or les réserves fonctionnement à partir de fuel, ce qui aurait pour conséquence de faire partir ce une partie des ressources dans l'atmosphère, provoquant l'effet inverse à celui recherché...

Écrit par : OlivierSeres | 03/02/2007

Tu m'as bien fait rire !
Bon, j'essaie d'effacer mes traces sur internet !
PS. Mon adresse poubelle est "plouf@gmail.com"
Nick

Écrit par : Nicorazon | 04/02/2007

Olivier, je te rassure j'ai survécu à cette provocation sans amende ni plainte.

J'ai lu un peu partout que la demande de courant à 20h aurait pu ne pas bien se passer. De toutes façons, l'objectif de ce mouvement n'était pas de faire une économie tout à fait négligeable mais bien de faire un signal symbolique.

Mais la société de la surveillance n'a rien de symbolique. J'ai vu que Hillary Clinton s'intéressait à la question. Il faut dire qu'ils sont allés très loin avec ce "Patriot Act", mais même en France nous en subissons les effets. Il serait peut-être temps de s'en rendre compte.

René

Écrit par : René | 05/02/2007

Les commentaires sont fermés.